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Coup de patin contre l’intimidation

L’intimidation dans le sport n’est pas nouvelle. Parlez-en aux athlètes de patinage artistique qui tous les jours se font appeler « tapette et fif », car ils pratiquent un sport artistique. Plusieurs d’entre eux ont décidé qu’il fallait changer les choses en lançant une campagne de sensibilisation.

« C’est une idée qui me trottait dans la tête depuis un certain temps. C’était une idée comme ça. Je me suis dit que c’était un projet de fou », raconte l’une des instigatrices du projet et mère du patineur Olivier Poupart, Mireille Vernier.

L’élément déclencheur de la campagne a été la conférence de Georges Laraque. « J’ai vu la conférence de Georges Laraque à l’école où je travaille. Je savais que Bruno Yvars (entraîneur) le connaissait alors nous avons entamé le dialogue », explique Mme Vernier.

« J’avais travaillé avec Georges lors de quelques-uns de ses spectacles de patinage artistique. Je l’ai approché et il a tout de suite embarqué. Il nous a aidés pour les photos, l’impression et le graphisme. Il a d’ailleurs décidé de fournir le tout », souligne l’entraîneur des patineurs présents dans la photo, M. Yvars.

Une problématique sérieuse

Olivier Poupart a 13 ans et patine depuis quelques années. Il a déjà été la victime de propos haineux à son école, mais aussi à la patinoire. « C’est surtout relié au sport. Les gens ne connaissent pas vraiment le patinage artistique. Alors on se fait traiter de nom. Au début, je n’étais pas capable de le supporter. Je suis allé voir mon entraîneur qui m’a aidé. Aujourd’hui, les insultes entrent par une oreille et sortent par l’autre », révèle le Pointelier.

« Moi-même, quand je faisais carrière comme patineur, j’ai été victime d’intimidation. Il aura fallu attendre que j’aie de bons résultats avant que ça s’arrête », soutient M. Yvars.

Lorsque sa mère l’a approché pour participer au projet, le patineur n’était pas sûr. « J’hésitais à participer. Quand Georges Laraque est entré dans le projet, j’ai embarqué », souligne l’adolescent.

Même s’il a hésité au départ, Olivier recommencerait n’importe quand. « Au début tu crois que ce que tu as fait a tout changé. Mais de l’intimidation, il y en aura tout le temps. Je vais tout faire pour l’arrêter », affirme le patineur.

Manque de visibilité

Les affiches de la campagne ont été installées dans les écoles et quelques arénas de l’est de Montréal. Toutefois, plusieurs ont refusé d’afficher la photo.

« Nous avons été grandement limités dans l’affichage. De plus, les gens ne s’en servent pas assez. Il manque d’organisation autour du projet », admet l’entraîneur.

« Certains endroits nous ont refusé l’affichage, car nos affiches ne répondaient pas à certaines règles. De plus, nous sommes tous des parents ou des entraîneurs qui travaillent à temps plein. Nous manquons de temps », ajoute Mme Vernier.

Une nouvelle distribution est prévue en septembre, lorsque les clubs de patinage artistique vont reprendre leurs activités. Tous les instigateurs de la campagne espèrent que l’impact sera alors plus grand.

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