Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Un héros de Montréal-Est

Le héros qui a sauvé des centaines de personnes au Métropolis, mardi dernier, a longtemps résidé à Montréal-Est. Denis Blanchette, technicien en éclairage âgé de 48 ans a payé cet acte d’héroïsme de sa vie.

« On m’a confirmé que s’il n’était pas intervenu pour stopper [l’assaillant, Richard Henry Bain,] ç’aurait été beaucoup plus tragique », assure la députée de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger, qui se trouvait aux premiers rangs, juste devant la scène. « J’étais avec ma famille, mes amis et des militants. »

Rappelons qu’en plein discours de victoire de la première ministre, Pauline Marois, Bain a tenté d’entrer dans le Métropolis, fusils d’assauts au poing. C’est à ce moment que M. Blanchette et son collègue Dave Courage sont intervenus pour lui barrer le chemin. Bain aurait fait feu en direction des techniciens, abattant M. Blanchette et blessant gravement M. Courage. La manœuvre a toutefois laissé le temps aux agents de sécurité de bloquer l’accès à Bain.

« Je ne suis pas surprise qu’il ait agi comme ça s’il savait qu’il y avait du monde en danger, raconte la sœur de M. Blanchette, Nancy Blanchette. Mais je suis sûr qu’il n’a pas pensé qu’il allait mourir comme ça. Il n’a pas pensé à sa petite fille qui venait juste d’avoir quatre ans. »

Bain aurait ensuite mis le feu à la salle de spectacle avant d’être arrêté par un sergent de la Sûreté du Québec.

Premières actions de la députée

Lorsque nous avons rejoint la sœur de M. Blanchette, Nancy Blanchette qui demeure à Montréal-Est, jeudi après-midi, cette dernière nous a confirmé que la famille ne savait pas où était le corps de son frère ni quand ils pourraient le récupérer. Une attente insupportable pour la famille.

Elle a également mentionné qu’aucun politicien n’avait encore pris contact avec elle, sa mère ou sa sœur, qui réside à Pointe-aux-Trembles. Bref, jusqu’à ce moment, seul un policier « un peu bête » leur avait donné des informations au compte goutte.

Ce n’était qu’une question de temps puisque la journée même, la députée Nicole Léger a pris contacte avec les sœurs et la mère de la victime pour leur venir en aide et retrouver le corps de leur proche disparu. « Les autorités étaient en contact avec son ex-conjointe qui habite en Abitibi alors que le reste de sa famille n’avait pas de nouvelles. Comme premier dossier de nouveau mandat, ce n’est pas des plus heureux. Mais, je suis contente d’avoir démêlé cette affaire pour la famille. »

Contactée en fin d’après-midi, la famille a confirmé avoir reçu toutes les réponses à leurs interrogations. Une question demeure pourtant qu’elles quels étaient les motifs de Richard Henry Bain. C’est ce que la Cour tentera de déterminer.

Bain habitait aussi l’Est

L’homme de 61 ans a d’ailleurs comparu pour la première au palais de justice de Montréal, le 6 septembre. Il devra répondre à 16 chefs d’accusations, dont un pour le meurtre au premier degré de M. Blanchette et trois pour tentatives de meurtre.

Étrange coïncidence, le présumé assassin a aussi longtemps demeuré dans l’est de Montréal. Dans sa vie active, Bain était contremaître chez Xstrata CCR de Montréal-Est. Il y a travaillé 34 ans avant de prendre sa retraite, en 2007, et de déménager dans les Laurentides.

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