« L’idée est venue lorsque le réseau des maisons de la culture s’est réveillé. Il y avait de moins en moins de danse présentée à Montréal. Nous nous sommes dit qu’il fallait prendre soin de la danse », explique l’agente culturelle de la Maison de la culture, Julie Jacob.
Alors que les maisons de la culture accueillent régulièrement de grands noms de la chanson et du théâtre, les grands chorégraphes n’y sont pas souvent invités. Il faut dire que pour accueillir la danse, en général, il faut de l’espace, ce que les maisons de la culture manquent trop souvent. Pour pallier ce problème, les organisateurs du projet ont demandé à la chorégraphe de créer son spectacle à l’intérieur même de plusieurs établissements culturels.
De Pointe-aux-Trembles à LaSalle, en passant par Villeray, le Plateau, St-Laurent, Ville-Marie, Notre-Dame-de-Grâce et le Sud-Ouest, la troupe sélectionnée, en l’occurrence Louise Bédard danse, se déplacera d’une petite salle de spectacle à l’autre pour créer un spectacle fait sur mesure.
« Il y aura quelque chose de spécifique à chaque maison de la culture, annonce Mme Bédard. Ce n’est donc pas le même spectacle qui sera vu par tous. »
Participation du public
La résidence elle-même prendra différentes formes. « À certains endroits par exemple, ce sera avec des étudiants en danse, précise Mme Bédard, à d’autres, le public assistera simplement aux répétitions. » C’est d’ailleurs cette forme qui a été retenue à Pointe-aux-Trembles.
« Les gens pourront voir comment travaillent les danseurs et ils pourront poser des questions », assure Mme Jacob. La chorégraphe sera en résidence à Pointe-aux-Trembles jusqu’au 31 août et y sera de retour la deuxième semaine d’octobre. Les citoyens qui le désirent pourront assister au travail des artistes à 19 h 30, les 31 août et 12 octobre. Le spectacle final, quant à lui, sera présenté le 16 mars à 20 h.
« Ce qui est fun c’est que les gens qui auront assisté à la première répétition publique, en août, et qui reviendront pour la seconde, en octobre, pourront voir où est-ce que la chorégraphie est rendue. Ce sera peut-être complètement différent! », souligne Mme Jacob.
J’y suis met donc au premier plan la relation qui se tisse entre le danseur et le spectateur tout en conduisant celui-ci à voir le lieu de représentation d’un œil différent. Un projet qui s’inscrit parfaitement dans la continuité du cycle de création Série Solos de la chorégraphe. Ce dernier vise à explorer la relation intime et privilégiée qui se crée entre la chorégraphe et l’interprète, puis entre l’interprète et le spectateur, tout en brouillant les contours habituels de la scène du théâtre pour faire émerger une autre scène, celle du regard de chaque spectateur.
Cette activité ne s’adresse pas nécessairement à un public averti, mais l’agente culturelle mentionne tout de même que ce n’est pas pour les enfants « étant donné que, dans la danse contemporaine, il y a souvent des seins nus et des choses comme ça ».
J’y suis à Montréal
– 25 janvier, 20 h, à l’auditorium Le Prévost (Villeray)
– 30 janvier, 19 h 30, à la salle Émile-Legault (St-Laurent)
– 31 janvier, 20 h, à la Maison de la culture Plateau Mont-Royal
– 2 février, 20 h, au Théâtre du Grand-Sault (LaSalle)
– 5 février, 20 h, à la Maison de la culture Frontenac (Ville-Marie)
– 7 février, 20 h, à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce
– 14 mars, 20 h, à la Maison de la culture Marie-Uguay (Sud-Ouest)
– 16 mars, 20 h, à la Maison de la culture Pointe-aux-Trembles