« En 2011, nous avons amélioré le service de collecte sélective, ce qui nous a permis d’augmenter le volume de matières récupérées et de réduire le taux de déchets, explique Chantal Rouleau, mairesse de l’arrondissement. Nous observons des améliorations chaque année, alors nous pouvons considérer que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre les objectifs. »
Mélanie Tardif, directrice de l’Éco de la Pointe-aux-Prairies, signale que ce progrès est dû en grande partie au travail de sensibilisation réalisé auprès des résidents de l’arrondissement.
« Nous avons fait beaucoup de porte à porte dans les deux quartiers pour expliquer aux gens pourquoi il est important de recycler, dit-elle. Je suis très fière de voir que notre travail à porté fruit et que les gens sont de plus en plus conscients des bienfaits de cette pratique. »
Matières organiques : du progrès à faire
Pointeliers et Prairivois traînent encore de la patte en ce qui concerne la collecte de matières organiques, et ce, malgré le fait qu’un centre de compostage et une usine de biométhanisation s’installeront bientôt dans le secteur.
À peine 3434 tonnes (17 %) de matières organiques ont récupéré en 2013, un bilan bien éloigné de l’objectif de 60 %.
Le manque d’infrastructures serait à l’origine de ce problème à l’arrondissement.
« C’est une réalité qui touche plusieurs arrondissements présentement, explique Dominic Poitras, chef de section à la voirie de RDP-PAT. Présentement nous n’avons pas la capacité de traiter tous les résidus organiques qui sont produits à Montréal. »
Il précise toutefois que le plus grand défi est celui de sensibiliser les gens à l’importance de participer à cette collecte.
« Présentement, 5000 foyers sont desservis dans les trois districts de l’arrondissement. Nous estimons qu’environ 21 % de ces gens participent à la collecte, alors nous avons du travail à faire, mais il faut être conscients qu’il faut le faire étape par étape », dit M. Poitras.
Pour sa part, Mme Tardif de l’Éco de la Pointe-aux-Prairies indique que de la documentation a été distribuée aux résidents du secteur.
« Je pense que nous avons aidé les gens à démystifier beaucoup de choses par rapport à la collecte de résidus alimentaires. Il faut comprendre que plusieurs personnes sont craintives car elles ne savent pas comment ça fonctionne, alors, ça fait partie du processus », conclut-elle.