Rivière-des-Prairies

Bilan du demi-marathon de la Pointe-de-l’Île: Peut mieux faire

Photo: Romain Schué/TC Media

Avec une succession de problèmes d’organisation, ce premier demi-marathon de la Pointe-de-l’Ile aurait pu se conclure par un flop navrant. Mais la qualité du parcours sauve largement cette édition inaugurale que l’un de nos journalistes a testée, des baskets au pied.

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Depuis quelques mois, j’attendais le retour de ce stress matinal. Cette anxiété enivrante et stimulante, signe d’une course prochaine, que la plupart des coureurs connaissent, recherchent et apprécient.

Après de longues semaines d’arrêt quasi complet, préférant les duos apéritifs-poutine aux longues séances de jogging en fin d’après-midi, j’ai retrouvé mon short avec grand plaisir dimanche matin, aux aurores. Direction la gare de Pointe-aux-Trembles, le lieu de rassemblement.

Rupture de stock des chandails
Un magnifique ciel bleu nous attend. Et une inquiétude: la chaleur. Pourquoi d’ailleurs programmer un 10km (mon épreuve du jour) et surtout un demi-marathon (21,195km) un 31 juillet, période propice aux canicules, alors que les principales compétitions se déroulent au printemps ou à l’automne ?

Le départ a été retardé d'une vingtaine de minutes.
Le départ a été retardé d’une vingtaine de minutes.
Après avoir retiré mon dossard en compagnie d’une dizaine d’autres retardataires (c’était possible également vendredi et samedi), on m’indique une rupture de stock pour les chandails officiels des hommes. Dommage pour ceux ayant payé jusqu’à 59$ pour l’événement.

Une jeune femme s’inquiète. Une file d’une trentaine de personnes se presse devant les deux seules toilettes et l’un des autobus s’apprête à partir vers le point de départ, à l’école secondaire de la Pointe-aux-Trembles. «Dois-je prendre le bus et y en aura-t-il sur place?» Des bénévoles interrogés hésitent, elle opte pour la navette.

Des toilettes barrées
Devant l’école, plusieurs dizaines de coureurs patientent. Mais rien n’indique une course prochaine. Pas d’arche de départ ou de signalisation. Ni d’eau ou de tentes ombragées alors que l’humidex indique déjà 26°C. «Il manque quelque chose», me glisse Chantal Rouleau, la mairesse de l’arrondissement RDP-PAT venue donner le départ, avant d’indiquer que l’une des quatre autres toilettes est barrée.

Des policiers à vélo, chargés de suivre la course, font part également de leurs interrogations. Visiblement en manque d’informations, ils attendent un parcours précis de la part des organisateurs, absents du site.

8h29. À une minute du départ théorique du 10km, l’un d’eux arrive et prend la parole. «Prenez votre mal en patience», demande-t-il, reconnaissant quelques soucis avant de s’excuser «des inconvénients».

8h50. Enfin, le départ avec près de 250 autres coureurs inscrits à cette épreuve.

Le parcours a emprunté les agréables sentiers du parc-nature.
Le parcours a emprunté les agréables sentiers du parc-nature.
Mais un parcours sublime
Trois jours avant la course, Patrick Likongo, l’un des organisateurs, m’avait promis par téléphone un «dépaysement total». Il n’a pas eu tort. Loin de là. Clairement, j’ai été séduit.

Après un premier kilomètre avalé sur la rue Sherbrooke, direction le boulevard Gouin, la verdure et la magnifique, apaisante et souvent méconnue rivière des Prairies, sur ma droite, avant de bifurquer vers le parc-nature.

À travers un sentier ombragé, loin de la circulation et des cônes oranges du centre-ville, je revis au milieu de cette flore verdoyante.

Tout au long du boulevard Gouin Est, le silence. Le calme et la tranquillité mêlés au doux son des insectes de l’été. Quelques bénévoles tapent des mains, donnent de la voix avant de tendre à trois reprises des verres d’eau fort appréciés.

Malgré l’absence d’un pourtant fort utile signalement des kilomètres parcourus, une ultime côte conclut cette belle épreuve. Quelques chevauchées, un dernier sprint et ce premier 10km de la Pointe-de-l’Ile s’achève en 50 minutes.

Pardon, ce premier 10,90km, d’après les informations (confirmées par d’autres coureurs) du GPS de ma montre. Un autre point à régler pour devenir, comme le souhaitent les organisateurs, «le plus beau de l’île». Mais le potentiel est là.

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