Rivière-des-Prairies

Alouettes: auditions pour cheerleaders masculins à RDP

Alouettes: auditions pour cheerleaders masculins à RDP
Photo: Archives

Les danseurs qui rêvent d’animer les matchs des Alouettes vont pouvoir tenter leur chance en fin de semaine, au Collège Saint-Jean-Vianney de Rivière-des-Prairies.

«Il y a 10 ans, je pense que ça n’aurait pas été possible», affirme Annie Larouche, directrice de la Fondation, des relations communautaires et des Cheerleaders des Alouettes de Montréal.

Lentement, mais sûrement, le monde du cheerleading évolue et se diversifie.

La saison dernière, les Rams, finaliste défait au Super Bowl 2019, a été la première équipe de la NFL a accepter des hommes au sein de son groupe de cheerleaders.

«C’est sûr que l’initiative des Rams a ouvert une porte et que les gens sont plus ouverts qu’avant», explique Mme Larouche.

Au Canada, la CFL tente aussi de modifier la formule traditionnelle afin de devenir plus inclusive. Les Tiger-Cats d’Hamilton par exemple, ont éliminé le recours au pom-pom et a monté une équipe mixte de danse et d’acrobaties.

Chez les Alouettes, des hommes font déjà partie de l’équipe des stunters, créée en 2018, dans laquelle ils réalisent notamment des acrobaties. Par contre, ce sera la première fois depuis la création du club et de son équipe de cheerleaders, en 1946, que des hommes intègrent l’équipe de danse.

«Il y a un gros bassin de cheerleaders au Québec, donc on peut se permettre de relever le niveau de nos exigences», explique Annie Larouche, qui souligne que le Québec est passé de 400 pratiquants en 1996, à près de 14 000 aujourd’hui. L’expérience, la technique et la rapidité d’apprentissage seront ainsi les éléments-clés pour la réussite des prétendants.

Annie Larouche s’attend à voir défiler environ 150 candidats pour déterminer les 15 stunters et les 13 danseurs qui seront de l’aventure cette année.

Pour les stunters, les exigences sont encore plus importantes, puisque l’an passé, 14 des 16 membres de l’équipe avaient «le niveau mondial», selon Annie Larouche.

Le succès de l’audition ne sera pas une fin en soi pour les heureux élus puisqu’ils devront ensuite s’astreindre à au moins 3h d’entraînement par semaine pour créer ou répéter les chorégraphies, en plus de maintenir une bonne condition physique et technique. Les répétitions devraient aussi être plus soutenues lors de certains évènements spéciaux ou à l’approche de la fin de la saison.

Les stunters seront auditionnés le 23 février en matinée, de 8h30 à midi. Les danseurs auront la chance de convaincre le jury des Alouettes à partir de 12h30. Une photo récente et 20$ de frais d’inscription sont exigés pour passe l’audition, selon les informations disponibles sur le site des Alouettes.

Il est nécessaire d’avoir au moins 18 ans pour participer aux auditions.