Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est
17:09 14 août 2020 | mise à jour le: 14 août 2020 à 17:09 temps de lecture: 2 minutes

Les chasseurs de miel népalais en photos à RDP –PAT

Les chasseurs de miel népalais en photos à RDP –PAT
Photo: CourtoisieLe photographe documentaire Adil Boukind.

En 2015, le photographe documentaire Adil Boukind s’est rendu au Népal pour documenter la récolte de miel sauvage sur de hautes falaises de l’Himalaya. Il a suivi un groupe de chasseurs de miel qui s’adonnent à cette pratique ancestrale au péril de leur vie.

Certaines de ses photos sont exposées à l’extérieur au parc Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies à la place du Village-de-la-Pointe-aux-Trembles. Si peu de texte les accompagne, c’est que le photographe voulait laisser parler les images d’elles-mêmes.

On y voit les chasseurs de miel à l’œuvre, en train d’escalader des falaises de dizaines de mètres de hauteur, pieds nus, presque sans protection. «Ils ont des cordes, ils sont pieds nus, mains nues», souligne le photographe.

Une pratique dangereuse

«Je me demandais ce qui expliquait leurs motivations à récolter le miel, à prendre autant de risques», mentionne le photographe documentaire en entrevue.

Il a fallu marcher plus de deux heures à travers le massif de l’Annapurna pour rejoindre les falaises.

Une fois la récolte commencée, les chasseurs se font attaquer par les abeilles. «Ils font ça sans protection, dans la chaleur. On peut penser qu’au Népal il fait froid, mais il faisait plus de 30 degrés Celcius», poursuit-il.

Une récolte ne permet que de recueillir de quatre à six litres de miel de l’abeille géante de l’Himalaya. Les chasseurs vendent d’abord la précieuse substance aux gens des villages voisins. Le reste est vendu aux touristes.

Une tradition

L’engagement des gens de l’endroit envers la pratique vieille de plusieurs centaines d’années est ce qui a le plus impressionné Adil Boukind.

«Il y’a un côté traditionnel associé à la pratique. C’est vraiment une pratique ancestrale.» -Adil Boukind, photographe documentaire

Il souligne que cette tradition est malgré tout menacée de disparaître, en autres en raison du déclin des populations d’abeilles dans le monde, qui n’épargne pas le Népal.

L’exposition Les chasseurs de miel népalais se poursuit jusqu’au 2 octobre.

Articles similaires