Rivière-des-Prairies
16:11 1 septembre 2020 | mise à jour le: 1 septembre 2020 à 16:11 temps de lecture: 3 minutes

École East-Hill: des parents inquiets pour la sécurité de leurs enfants

École East-Hill: des parents inquiets pour la sécurité de leurs enfants
Photo: Archives/Métro MédiaDes parents demandent qu’un brigadier scolaire soit assigné au passage piétonnier du boulevard Perras, menant à l’école East-Hill.

En cette semaine de rentrée scolaire, des parents de l’École East-Hill s’inquiètent pour la sécurité de leurs enfants aux environs de l’établissement situé sur l’une des principales artères de Rivière-des-Prairies, le boulevard Perras.

Annelisa Rente, par exemple n’ose pas laisser ses enfants de 4e et 6e année traverser le boulevard Perras seuls, malgré l’existence d’un passage piéton devant l’école.

«Le passage piéton, personne ne le respecte. Les gens sur Perras, ils vont super vite», explique-t-elle. Elle craint que la situation s’envenime en raison du nouveau sens unique sur le boulevard Gouin. « Les gens qui veulent aller vers l’ouest se retrouvent sur Perras», fait-elle valoir.

Même son de cloche du côté de Lucie Rose. Elle a beau habiter à moins de 500 mètres de l’école, pas question de laisser ses deux enfants de 3e et de 5e année marcher seuls.

Elle ajoute que les enfants ne sont pas plus en sécurité sur la rue Marcel-Raymond, derrière l’école. « Il n’y a pas de trottoir, il y a beaucoup d’autos qui se ramassent là juste avant que l’école commence », déplore-t-elle.

«Je ne sais pas combien de fois on traverse la rue et on se fait presque frapper.» -Lucie Rose, mère de deux enfants à l’école East-Hill

Un brigadier demandé

Selon les deux femmes, l’école de la Commission scolaire English-Montréal demande depuis des années un brigadier pour accompagner les élèves sur le passage piéton du boulevard Perras, mais cette demande lui a toujours été refusée.

Mme Rente estime que la situation est d’autant plus préoccupante avec la pandémie. Dans les dernières années, elle réussissait à avoir accès au transport scolaire même si elle habite à moins de 1,4 kilomètre de l’école. Cette année, elle ne pourra pas en faire la demande avant la mi-octobre. Elle mentionne que la capacité d’un autobus scolaire ayant été revue à baisse 44 écoliers, pour deux enfants par banc. Actuellement. Il n’y aurait pas de places disponibles pour accueillir des jeunes vivant en deçà du 1,4 km.

Elle a donc l’intention d’accompagner ses enfants sur le boulevard Perras tous les matins. «Je vais y aller avec eux, je n’ai pas le choix.»

Articles similaires