Rivière-des-Prairies
18:45 27 octobre 2020 | mise à jour le: 27 octobre 2020 à 18:45 temps de lecture: 2 minutes

Une escouade COVID par et pour les jeunes

Une escouade COVID par et pour les jeunes
Photo: Anouk Lebel/Métro MédiaL’escouade COVID d’Équipe RDP cible les endroits où les jeunes socialisent le midi.

L’organisme d’Équipe RDP revient à la charge pour freiner la propagation de COVID-19 dans Rivière-des-Prairies. Cette fois, son intervention cible les jeunes du secondaire, victimes collatérales de la pandémie.

Tous les midis, l’escouade COVID est présente là où les élèves de l’école secondaire Jean-Grou socialisent : le dépanneur-pizzéria, le IGA et le Tim Hortons à proximité.

Pendant que les intervenants distribuent des masques et rappellent aux jeunes de s’éloigner les uns des autres, un haut-parleur diffuse de temps à autres les mesures sanitaires d’usage et un peu de musique.

«On a beaucoup de groupes vraiment serrés. On essaie de leur rappeler de garder une certaine distance», explique Fallon Memettre, coordonnatrice du projet Jeunes Leaders.

Un contexte difficile

Trois élèves de secondaire 5 épaulent les intervenants dans leur travail de sensibilisation.

«On essaie de garder l’ordre», lance Shana Riboul, l’une de ces «jeunes leaders».

Pour les jeunes restreints à leur bulle-classe toute la journée, la tentation de se rapprocher et d’enlever le masque pendant la pause du midi est grande. «Les gens viennent aussi à l’école pour voir leurs amis», convient la jeune femme.

C’est que le contexte n’est facile pour personne, avec le stress des cours, l’incertitude et le retard académique pris pendant la première vague ce printemps.

«Les examens, c’est compliqué, on est en retard par rapport aux autres groupes», illustre Kamilla Mukoko, dont la classe a été mise en quarantaine deux fois, en raison de cas confirmés de coronavirus.

Préserver les espaces de socialisation

Le rôle des intervenants ne se limite pas au rappel des mesures sanitaires.

«On est aussi là pour les écouter, partager leurs préoccupations et les encourager», souligne Fallon Memettre.

«Ils essaient d’être le plus résilient possible, mais c’est difficile, les journées à la maison. Ils trouvent que ce n’est pas la même qualité d’enseignement, le niveau de stress est élevé, la confusion est grande par rapport à l’avenir», ajoute-t-elle.

Dans ce contexte, Pierreson Vaval, directeur d’Équipe RDP, estime qu’il est crucial de préserver certains espaces de socialisation à l’extérieur des classes.

«Si on perd ces lieux-là, ils vont se regrouper quand même, dans un autre endroit où ils ne seront pas encadrés.»

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