Rivière-des-Prairies
17:29 23 novembre 2020 | mise à jour le: 23 novembre 2020 à 17:30 temps de lecture: 3 minutes

Tricya St-Cyr: un pas de plus vers le basketball professionnel

Tricya St-Cyr: un pas de plus vers le basketball professionnel
Photo: Anouk Lebel/Métro MédiaTricya St-Cyr et son père et entraîneur, Joël St-Cyr.

C’est un pas de plus vers le basketball professionnel pour Tricya St-Cyr, finissante au Collège St-Jean-Vianney de Rivière-des-Prairies. La jeune athlète a été repêchée dans le programme de division 1 du cégep Vanier, réputé pour ses équipes sportives.

Pour l’élève de cinquième secondaire, être sélectionnée dans ce programme de haut niveau l’approche d’un rêve de plus en plus tangible: jouer pour une université américaine.

«Mes efforts ont porté fruit», explique la jeune femme. Elle croit que cette expérience lui permettra non seulement de se développer comme athlète, mais aussi d’étudier en anglais, un atout de taille pour une éventuelle carrière professionnelle aux États-Unis.

«Mes efforts ont porté fruit. Ça me donne espoir d’atteindre mon rêve de jouer aux États-Unis.» – Tricya St-Cyr

S’entraîner avec… son père

L’entraîneur de Tricya St-Cyr n’est nul autre que… son père. Joël St-Cyr a initié sa fille au basketball à la fin du primaire. «C’est mon père qui m’a forcée!», lance plutôt cette dernière, un sourire en coin. L’adolescente est cependant rapidement «tombée en amour» avec ce sport et le sentiment d’appartenance qu’il procure au sein d’une équipe.

Quant à lui, Joël St-Cyr reconnaît qu’entraîner sa propre fille comporte son lot de défis. «Ce n’est pas comme avec les autres athlètes, on est plus exigeant, la pression est plus sur elle vu que tout le monde sait que c’est la fille du coach

Pour lui l’entrée de sa fille au cégep signifiera de reprendre simplement son rôle de papa. «Je serai laissée à moi-même», rigole sa fille.

Un potentiel évident

Le responsable du programme de basketball au Collège St-Jean-Vianney a remarqué le potentiel de Tricya dès son entrée en première secondaire.

«J’ai dit à son père qu’elle jouerait un jour en division 1, se souvient Terry Annilus. Je l’ai tout de suite vu, je l’ai vu par sa présence sur le terrain, sa domination physique, son niveau de discipline.»

La discipline de Tricya l’a amenée aux Jeux du Québec en 2018. La jeune athlète figurait aussi parmi les 40 espoirs – 20 garçons et 20 filles –  de moins 14 ans sélectionnés pour un camp organisé par la NBA au Collège Saint-Jean-De-Brébeuf en 2017-2018.

Cela lui a permis de rencontrer des joueurs, mais surtout des joueuses des ligues nationales de basketball américaines.

«Juste de voir que des filles du Canada jouaient au niveau professionnel aux États-Unis, ça m’a motivée pour la suite», se rappelle la jeune athlète. Elle souligne qu’encore aujourd’hui, les joueurs masculins ont davantage de visibilité et sont mieux payés.

Un entraînement réduit avec la pandémie

Le sport étudiant se poursuit au Collège St-Jean-Vianney malgré la pandémie de COVID-19.

L’entraînement de Tricya St-Cyr a toutefois bien changé. Il a été réduit de trois à deux fois par semaine et les compétitions interscolaires sont suspendues en zone rouge.

«C’est décevant», reconnaît la jeune athlète. Elle mentionne toutefois profiter de chaque moment disponible pour jouer comme si c’était le dernier.

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