Rivière-des-Prairies

Violences: la cavalerie plus souvent à l’œuvre dans Rivière-des-Prairies

Le chef du PDQ 45 en compagnie des membres de la cavalerie du SPVM.
Le chef du PDQ 45 en compagnie des membres de la cavalerie du SPVM. Photo: Anouk Lebel/Métro Médoa

Le poste de quartier 45 mise entre autres sur la cavalerie pour rassurer la population du quartier à la suite des événements violents des derniers mois.

Les policiers à cheval, normalement répartis sur l’ensemble du territoire de Montréal, sont plus concentrés dans le quartier lorsque des fusillades surviennent, a confirmé le chef du PDQ 45, Éric Breton.

«On leur demande d’être plus fréquemment dans le secteur», a-t-il dit en marge d’une annonce du directeur du SPVM Sylvain Caron sur la présence policière dans le nord-est de Montréal.

Le commandant Breton a souligné que les unités de cavalerie avaient été déployées dans le quartier au moins huit fois depuis mai 2020.

«Ça crée un rapprochement, ça amène un contact. De voir la cavalerie, ça amène le monde à aller parler aux policiers», a-t-il expliqué.

13 événements en moins d’un an

Treize événements violents sont survenus dans Rivière-des-Prairies depuis mai 2020, dont celui qui a causé la mort d’un adolescent de 17 ans en décembre. L’ancien de l’école Jean-Grou a succombé à ses blessures quelques jours après avoir été poignardé.

Le Journal de Montréal a dénombré 33 fusillades dans l’est de Montréal depuis août.

«Ça frappe de voir la carte avec tous les points [dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles]», a commenté la mairesse de RDP-PAT, Caroline Bourgeois. Elle a souligné que des incidents étaient survenus lors d’une même soirée à plusieurs reprises, en plein quartier résidentiel.

«C’est extrêmement préoccupant. On prend tous les moyens pour intervenir», a déclaré celle qui est également responsable de la Sécurité publique au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Les policiers enquêtent toujours sur les événements des derniers mois, a pour sa part indiqué le commandant Breton.

«On a certaines pistes, mais dans certains dossiers, les plaignants ne veulent pas porter plainte, donc c’est difficile d’avancer», a commenté M. Breton.

En plus de la présence policière accrue dans les quartiers touchés par la violence armée, une nouvelle équipe spéciale du SPVM luttera contre le trafic d’armes (ELTA) à Montréal à partir du 22 février.

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