Rivière-des-Prairies

Un nouveau centre de formation en prévention de la violence à Pinel

Le nouvel Institut Forensia a été inauguré le mois dernier en présence du ministre délégué à la Santé et aux services sociaux, Lionel Carmant. Photo: Gracieuseté, Institut Forensia

L’institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel se dote d’un centre de formation intersectoriel en prévention de la violence. Nommé Forensia, celui-ci travaille en partenariat avec les intervenants des secteurs de la santé et des services sociaux, de la sécurité publique, de la justice ainsi que des milieux communautaires.

«Ce nouveau centre de formation est dans le prolongement de l’Institut Pinel, mais à la grandeur du Québec», se félicite la directrice de la recherche et de l’enseignement à l’Institut, Anne Crocker.

Depuis quatre ans, cet établissement est très sollicité pour ses services offerts aux personnes présentant des troubles mentaux ainsi qu’un risque de violence et de judiciarisation.

Les demandes sont «accrues» ; le secteur de la santé et des soins et le secteur carcéral en tête de liste.

Mieux outiller les intervenants des milieux judiciaire, communautaire ou encore de la santé est la mission première des formateurs de Forensia.

«Ce nouveau mandat est une belle occasion de pouvoir regrouper toutes les personnes et ainsi générer de nouveaux réseaux de communication pour les soins entre les différents intervenants», explique la directrice.

L’extension à l’ensemble du Québec permettra à l’Institut Forensia de favoriser la création de vastes réseaux d’entraide et ainsi étendre leur expertise via la création d’activités, l’instauration et le partage des meilleures pratiques en rassemblant ses experts.

Un besoin urgent

La dernière année de pandémie a démontré la nécessité des services de formation en santé mentale et en prévention de la violence.

Grâce aux cours et formation en ligne, l’institut a pu répondre à la demande et offrir les services demandés. «La technologie a été un gros plus pour nous afin de joindre plus de monde», se réjouit Mme Crocker.

Pour autant, le confinement a accentué l’isolement chez les aînés, ce qui a compliqué le travail des intervenants en matière de détresse sociale et de santé mentale.

«Le travail des intervenants s’est aussi complexifié», explique la Dre Leila Salem, psychologue et formatrice à Forensia.

«On remarque sur le terrain que les thématiques sont de plus en plus complexes et diversifiées. Pour autant, les jeunes intervenants ont soif d’apprendre et d’avoir les outils nécessaires pour y faire face», relate-t-elle.

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