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Kiki Beatz, une production musicale obsessionnelle venue de l’Est

Kiki Beatz producteur rap RDP Montréal Nord
Kiki Beatz a produit le dernier titre "Vaseline voyage" du rappeur montréalais Salgrimo Photo: Yohann Goyat, Métro média

Le producteur de hip-hop Kiki Beatz a grandi dans le nord-est de Montréal. Entre Rivière-des-Prairies et Montréal-Nord, ses choix d’appartenance et du cœur ont influencé sa carrière musicale. Rencontre avec l’artiste dans son studio d’enregistrement, afin de lever le voile sur un son «unique» et symphonique.

On dit souvent que les choix que l’on fait dictent notre destinée. C’est ce que Kiki Beatz vit à 15 ans, lorsqu’il déménage à Rivière-des-Prairies avec ses parents.

Son cœur toujours ancré à Montréal-Nord où il a grandi, il décide de poursuivre ses études à l’école secondaire Henri-Bourrassa, où il rencontre un très bon ami qui l’initiera à la musique hip-hop.

«C’était un nouveau monde qui s’ouvrait à moi», se remémore-t-il avec joie.

Dès lors, le jeune artiste, aujourd’hui âgé de 29 ans, ne lâchera plus la musique et passera le plus clair de son temps dans sa chambre avec pour seules armes son ordinateur et son synthétiseur. «La production de son est une obsession depuis près de 15 ans», lance-t-il.

Déterminé

Le jeune producteur ne doit rien à personne et se bâtit lui-même. Fort du soutien d’artistes locaux qu’il a rencontrés durant ses jeunes années, il réussit à vendre ses premières productions à certains d’entre eux.

Plus tard, il décide de se frotter aux pointures américaines et participe à un concours de production de sons hip-hop à New-York. Les retours sur sa prestation lui donneront des ailes. «Ce voyage a changé ma vision de la musique et du beatmaking», se rappelle-t-il.

Son unique

Kiki Beatz a longtemps travaillé à trouver sa touche personnelle afin de se distinguer. «Ma manière de produire et de travailler les patterns fait de ma musique un style particulier», dit-il avec fierté.

L’amour des mélodies est plus fort que tout. Il raconte pouvoir passer des jours et des nuits à pianoter sur son synthétiseur et triturer les boutons de ses moniteurs dans le but de créer toujours plus de sons.

«Je veux créer et innover. C’est important pour moi d’innover et de garder ce qui me caractérise à travers mes productions», commente l’artiste.

Une soif de production qui le mène aujourd’hui à travailler avec des artistes comme Obia Le Chef, The Verse, King Kapital B, Salgrimo ou encore le jeune talent émergeant Gilly.

De style humble et discret, Kiki Beatz se taille ainsi une place tout doucement dans le milieu de la production musicale montréalaise et son style «boombap symphonique» séduit toujours un peu plus les artistes de sa ville. Kiki Beatz se dit «concentré sur la production» et rien d’autre.

Le jeune producteur ambitionne un jour de produire un album complet et de développer des nouveaux d’artistes.

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