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Un compacteur défectueux cause des frustrations à RDP

Photo: Envoyé par la citoyenne

Les odeurs émanant d’un compacteur du Super C du boulevard Maurice-Duplessis, dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, ont causé bien des désagréments aux résidents du secteur, au cours des dernières semaines.

Un bris dans le compacteur de déchets a entraîné l’écoulement de liquides nauséabonds, au grand dam des habitants du quartier. Après avoir tenté, sans succès, de contacter les gestionnaires du magasin, plusieurs résidents se sont plaints auprès de l’Arrondissement afin que l’épicerie règle les problèmes liés aux émanations fétides.

Ça faisait plus d’un mois que du liquide coulait et émettait une odeur terrible, du genre Sanimax, partout dans le quartier.

Une résidente touchée directement par les émissions du compacteur du Super C

Cette résidente, préférant demeurer anonyme, spécifiait également que les vagues de chaleur successives ont accentué l’intensité des odeurs.

En entretien avec le journal Métro, la cheffe des communications pour l’épicier Metro, propriétaire de la bannière Super C, confirme que le compacteur était défectueux et a entraîné des problèmes de gestion de déchets alimentaires pour l’épicier. «Il y avait un bris mécanique et ç’a causé une fuite dans le compacteur. Nous étions au courant, mais c’est certain que la chaleur des derniers temps n’a pas aidé pour les odeurs. Le compacteur est maintenant réparé», précise Geneviève Grégoire.

Bien que le compacteur défectueux ait été réparé et nettoyé, la citoyenne de Rivière-des-Prairies raconte que ce sont les citoyens eux-mêmes qui ont dû nettoyer la chaussée tâchée par les écoulements. «J’ai deux voisins qui se sont mis ensemble pour nettoyer avec l’arrosoir et des produits pour tuer les centaines de vers blancs et pour enlever la coulisse qui était dans la rue», raconte la résidente, qui a préféré ne pas être identifiée.

Gestion alimentaire questionnable

La citoyenne se désole également que l’épicerie ait jeté une quantité faramineuse de fruits toujours comestibles peu de temps après la réparation du conteneur.

«Je les ai vus emmener des paniers pleins de fruits pour les jeter dans le conteneur. Ils allaient jeter une quarantaine de melons toujours bons à manger, et plusieurs voisins sont allés en chercher pour les rapporter chez eux», nous apprend la dame, consternée par le potentiel gaspillage alimentaire.

La cheffe des communications pour l’épicier Metro s’est dite stupéfaite de cette information, elle qui souligne que le Super C fait affaire avec Moisson Montréal depuis plusieurs années afin de limiter le gaspillage alimentaire. «C’est une de nos valeurs. On est contre le gaspillage et on veut toujours réduire ce qu’on jette», a-t-elle indiqué au journal.

Il n’avait pas été possible d’obtenir plus de détails de l’épicier à ce sujet au moment de la publication de cet article, la gérante du Super C ayant référé le journal au service des communications de Métro.

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