Rivière-des-Prairies
16:31 14 décembre 2012 | mise à jour le: 14 décembre 2012 à 16:31 temps de lecture: 3 minutes

Une maison centenaire laissée en désuétude

Une vieille maison située à l’entrée du parc-nature du Ruisseau-De Montigny, sur le boulevard Gouin, n’a pas bonne mine. D’apparence inhabitée, sa peinture est défraichie et son accès est restreint par une banderole jaune. Selon la Ville-centre, qui a acquis cette propriété il y a quelques années, la maison Émeril-Pépin pourra peut-être être transformée en chalet d’accueil pour le parc-nature.

En fait, la Ville de Montréal a acquis le terrain sur lequel se trouvait cette résidence pour agrandir le parc-nature, dont le ruisseau De Montigny qui s’y trouve prend sa source dans le bassin d’Anjou, au sud du boulevard Henri-Bourassa. Elle a déboursé 370 000 $ pour un terrain de 1190 m2.

« L’objectif principal pour cet écoterritoire est de créer un lien continu entre le ruisseau De Montigny et la rivière des Prairies. L’acquisition de cette propriété permettra la conservation de cet espace qui constitue un enjeu majeur à la concrétisation de ce lien », est-il écrit dans un courriel envoyé par la Direction des communications de la Ville.

Réalisé en 2006, le plan concept de ce parc-nature prévoyait la construction d’un chalet d’accueil pour les visiteurs, un peu comme ce que l’on retrouve aux entrées nord et sud du parc-nature de la Pointe-aux-Prairies. Un budget de 1 M$ était alors prévu à cet effet. La Ville-centre n’a pas encore statué sur le choix du chalet, qui pourrait ou bien être installé dans la vieille résidence, ou bien être construit de toutes pièces.

Une maison ancestrale

Il est difficile de déterminer précisément l’âge de la maison Émeril-Pépin, puisque la Ville-centre estime qu’elle a été construite en 1865, alors que son propre registre foncier parle plutôt de 1900. La Société historique de Rivière-des-Prairies (SHRDP), quant à elle, croit que sa construction remonte aux années 1880.

La SHRDP est toutefois en mesure d’identifier son premier propriétaire, Éméril Pépin, fils de Félix Pépin et de Julie Corbeil.

La maison a subi plusieurs transformations depuis ses débuts. Bien qu’il n’y ait qu’un seul petit balcon à l’avant, elle « devait avoir une grande galerie avec son chapeau sur la totalité de la façade », indique la SHRDP dans un courriel. Une annexe a été construite « vers la partie ouest de la maison ». Les fenêtres auraient aussi été agrandies.

Il est difficile de savoir si cette résidence pourrait subir le même sort que la maison Jean-Paré. Selon la Direction des communications de la Ville de Montréal, « cette maison ancestrale n’a pas de statut juridique historique, mais elle est considérée comme étant une maison avec une valeur patrimoniale exceptionnelle ».

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