Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est

Salubrité: RDP-PAT fait bonne figure

Photo: Carte fournie par le DSP

Que ce soit en matière de punaises de lit, de coquerelles ou de moisissures, l’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT), fait plutôt bonne figure dans le rapport sur les logements salubres et abordables, dévoilé par le Directeur de la santé publique de Montréal, le 14 septembre.

Dans les figures présentées dans le document, on note que seulement de 0 à 2 % des ménages de l’arrondissement rapportent la présence de punaises, alors que la moyenne montréalaise est de 2,7 %.

Pour ce qui est des coquerelles, elles seraient présentes dans 1,1 % à 2 % des ménages de l’arrondissement, comparativement à 3,2 % à l’échelle de la métropole.

Finalement, en matière de moisissures, le rapport indique qu’on en retrouve dans 5,1 à 8 % des ménages de RDP-PAT. Dans l’ensemble de Montréal, ce taux est de 8,6 %.

Parc immobilier plus récent
Appelé à commenter ces données, l’arrondissement attribue une partie de ces bons résultats à l’âge de leur parc immobilier.

«Notre arrondissement a globalement un parc de logements plus récent et en meilleure condition que certains arrondissements. De plus, les propriétaires de grands ensembles immobiliers locatifs sont proactifs et collaborent bien avec les inspecteurs de l’arrondissement», indique Claudine Marchand, chargée de communication, dans un courriel.

RDP-PAT juge aussi recevoir «très peu de plaintes», au prorata de la population.

«Depuis le 1er janvier 2014 (20 mois), l’arrondissement n’a ouvert que 127 dossiers liés à l’application du Règlement sur le logement, dont 99 provenant de requêtes de citoyens, incluant seulement six dossiers de punaises de lit. Nous pouvons en conclure que globalement, il y a une bonne communication entre locataire et propriétaire», estime l’arrondissement.

Vu le faible nombre de dossiers, aucun inspecteur n’est dédié spécifiquement aux questions de salubrité, comme c’est le cas dans certains autres arrondissements.

«Les dossiers sont répartis dans la charge de travail des trois inspecteurs en bâtiment de l’arrondissement. À titre indicatif, les dossiers logements correspondent à près de 2 % de la charge de travail des inspecteurs», conclut Mme Marchand.

Le rapport du directeur de la santé publique, qui fait l’état de la situation pour l’ensemble de l’île de Montréal, est basé sur les enquêtes de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, sur l’enquête SALAM, menée auprès de 1600 ménages de l’Île de Montréal et sur les données du recensement.

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