Rivière-des-Prairies
10:02 15 février 2016 | mise à jour le: 15 février 2016 à 10:08 Temps de lecture: 3 minutes

Sculptures sur papier à la maison de la culture

Sculptures sur papier à la maison de la culture
Photo: Photo TC Media/Delphine Jung

Horta Van Hoye 1 (2)L’artiste québéco-belge Horta Van Hoye expose ses oeuvres à la maison de la culture de Rivières-des-Prairies jusqu’au 20 mars. Plongée dans l’univers d’une petite fée du papier, ancienne championne olympique de gymnastique.

Tous rassemblés dans la grande salle de la maison de la culture de Rivières-des-Prairies, les personnages de papier d’Horta Van Hoye, guettent. Ils semblent observer le visiteur de leur regard appaisant et bienveillant.

Avec son large sourire, l’artiste présente son travail, petit bonnet sur la tête, lunettes rondes sur le nez. «Toute la vie que j’ai observée glisse vers le papier. Je vais au bout de ce que ce materiau peut exprimer». Il en devient son encre, sa plume et son pinceau.

Pourtant c’est d’abord en tant que gymnaste qu’elle s’illustre en participant aux Jeux olympiques de 1968. Elle s’est ensuite inspirée de l’acrobatie pour créer un specatcle dans lequel elle s’accompagne de ses hommes et femmes de papier. Depuis, elle fait aussi des expositions comme celle présentée à la maison de la culture.

Pour créer ces immenses personnages, elle utilise de larges rouleaux de papier recyclé et de ses petits doigts agiles, elle le pétrit, le façonne, lui donne du relief.

Sa facination pour les visages, elle l’a depuis très longtemps. «Petite, je m’y perdais et je transformais tout. La chair d’avocat, les opercules de yogourt…», se souvient-elle. Aujourd’hui, c’est donc le papier qu’elle utilise.

Sans donner un seul coup de ciseau, sans déposer une seule pointe de colle, Horta Van Hoye déroule la matière et enchaîne la création de ses personnages, dont les corps sont ainsi reliés. «Ce rouleau m’a inspiré une image: que malgré nos différences, nous venons tous de la même source, de la même chair et nous sommes tous liés.»

Ensuite, les possibilités sont infinies. En un tour de main, l’artiste transforme un personnage souriant en un autre, qui semble tout à coup tourmenté. Elle les unit, les désunit. Les transforme en amis ou en ennemis.

Une artiste pour la premiére fois en résidence
Posés sur une chaise, assis près de la cheminée, sur le balcon intérieur, ils semblent appartenir à l’espace. «Je voulais qu’on ait l’impression qu’ils ont toujours été là», détaille-t-elle en jouant avec l’une de ses œuvres. Entre ses doigts fins, le papier se froisse, se défroisse, se déforme.

Pour l’équipe de la maison de la culture, c’est une première. «D’habitude, on reçoit des artistes professionnels qui ont déjà leurs œuvres préparées. Cette fois-ci, Horta est venue en résidence réaliser tous ses personnages», explique Benoît Gagnon, assistant aux événements culturels.

La vingtaine de géants de papier d’Horta Van Hoye sera visble jusqu’au 20 mars aux heures d’ouvertures de la maison de la culture de Rivières-des-Prairies.

 

 

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