Rosemont

Découvrir le pouvoir caché des plantes au Jardin botanique

Découvrir le pouvoir caché des plantes au Jardin botanique
Photo: Emmanuel DelacourLes marais épurateurs ont été inaugurés le 22 août.

Combattre les îlots de chaleur, filtrer l’air et l’eau, décontaminer les sols ou encore réduire le bruit ambiant des villes : il s’agit là du pouvoir insoupçonné des plantes et de la phytotechnologie, une science que veut faire découvrir le Jardin botanique de Montréal à ses visiteurs.

On retrouvera bientôt dans les 75 hectares du jardin un parcours qui regroupera un total de sept stations où il sera possible d’en apprendre plus sur la capacité des végétaux à améliorer notre environnement.

« Beaucoup de jardins botaniques comportent seulement cette qualité contemplative, que nous nous efforçons aussi de maintenir. Cependant, avec presque un million de visiteurs chaque année, nous voulions en profiter pour faire découvrir la recherche scientifique qui est accomplie au Jardin botanique de Montréal dans le domaine des phytotechnologies », souligne Charles-Mathieu Brunelle, directeur d’Espace pour la vie.

La première de ces haltes a été inaugurée officiellement le 22 août, après deux années de travaux. C’est sur le site du Jardin aquatique, conçu et construit en 1938 par l’architecte Henry Teuscher, que l’on a aménagé 88 bassins qui hébergent pour la plupart des plantes indigènes du Québec. On en a profité pour rénover les lieux qui n’avaient jusqu’à présent jamais fait l’objet d’une réfection.

Ces marais épurateurs contiennent des espèces menacées, ornementales, exotiques, tropicales, ainsi que quelques spécimens envahissants (mais contrôlés), afin de permettre aux visiteurs de les reconnaître.

De plus, le système de pompage en circuit fermé mène à une réduction de la consommation d’eau. Les marais épurateurs sont composés de deux bassins filtrants en dessous de surface, à flux vertical et horizontal. L’utilisation de ces deux technologies assure d’extraire un maximum d’éléments indésirables.

Des plantes pour lutter contre la pollution

Le projet du parcours des phytotechnologies sera complété en 2024 et demandera des investissements de 14,5 M$.

Après l’inauguration des marais épurateurs, on s’attend à ouvrir la deuxième et la troisième station en 2020. Celles-ci aborderont la décontamination des sols (une partie du Jardin botanique se trouve sur un ancien site d’enfouissement) et la maîtrise des plantes envahissantes.

Puis viendra en 2022 la création d’îlots de chaleur dans le stationnement de l’entrée principale du site et l’aménagement d’un mur végétal le long du boulevard Pie-IX, pour combattre les nuisances sonores.

Enfin, c’est en 2024 que sera installé un toit végétal sur le nouveau bâtiment pour les services sanitaires du pavillon du Jardins-jeunes. On utilisera aussi les phytotechnologies pour stabiliser les berges dans le secteur des étangs.