Montréal

Des terrasses inaccessibles partout dans Rosemont – La Petite-Patrie

Des terrasses inaccessibles partout dans Rosemont – La Petite-Patrie
Photo: ArchivesLinda Gauthier, présidente du conseil d’administration du RAPLIQ.

Plus du tiers des terrasses de Rosemont – La Petite-Patrie n’est pas accessible aux personnes vivant avec un handicap, selon le Regroupement activités pour l’inclusion Québec (RAPLIQ).

Dans un document produit par l’organisme, on répertorie un total de 45 terrasses sur les 132 présentes dans le territoire de l’arrondissement qui ne seraient pas munies de rampes d’accès ou de mobilier adapté aux personnes en fauteuil roulant et à mobilité réduite.

« Cela représente 34 % d’entre elles, c’est de loin le pire décompte que nous avons fait à Montréal », souligne Linda Gauthier, présidente du conseil d’administration du RAPLIQ.

En effet, la même démarche a été initiée dans les arrondissements de Ville-Marie, du Plateau-Mont-Royal, du Sud-Ouest, de Verdun, de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve et d’Outremont.

Bien que le recensement n’ait pas été exhaustif dans tous ces secteurs d’après les documents obtenus par le Journal de Rosemont – La Petite-Patrie, plusieurs tenanciers feraient fi de la réglementation en matière d’accessibilité universelle, selon les observations de l’organisme à la défense des droits des personnes handicapées.

« Nous avons lancé ces enquêtes, parce que nous avions reçu plusieurs plaintes de la part de nos membres durant les derniers mois », souligne Mme Gauthier.

Mises en demeure

Pour cette raison, une série de mises en demeure ont été envoyées aux administrations des Arrondissements concernés, incluant une lettre remise en main propre au greffier de Rosemont – La Petite-Patrie lors de la réunion du conseil, le 12 août dernier.

« Nous voulons que les Arrondissements obligent les propriétaires à se conformer et à respecter la réglementation dès cette saison. De plus, nous souhaitons que le règlement en matière d’accessibilité et que le cadre normatif soit modifié de prendre en compte la question du mobilier sur les terrasses », affirme Mme Gauthier.

Cette dernière a l’intention de porter le dossier jusqu’à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. En 2011, le RAPLIQ avait entrepris des démarches similaires pour dénoncer le manque d’accessibilité de certaines terrasses de l’avenue Mont-Royal, dans l’arrondissement du Plateau – Mont-Royal. L’organisme avait aussi attaqué en justice l’Institut du tourisme et de l’hôtellerie du Québec en 2017 pour la même raison.

Contacté à ce sujet, le cabinet du maire et des élus de Rosemont – La Petite-Patrie s’est abstenu d’émettre des commentaires en raison des démarches judiciaires. Toutefois, des inspecteurs de l’Arrondissement auraient été chargés de faire des vérifications sur le terrain, d’après une personne au fait de ce dossier.