Rosemont
16:53 24 mars 2021 | mise à jour le: 26 mars 2021 à 16:48 temps de lecture: 3 minutes

Risque d’effondrement à l’église Saint-Esprit-de-Rosemont

Risque d’effondrement à l’église Saint-Esprit-de-Rosemont
Photo: Zoé Magalhaès / Métro MédiaL'église a été construite dans les années 1920-1930.

Les travaux de maçonnerie majeurs entamés en janvier à l’église Saint-Esprit-de-Rosemont ont révélé des risques d’effondrement importants. Depuis, un périmètre de sécurité a été mis en place et le chantier reste en suspens.

«En s’installant pour débuter les travaux sur la façade, l’entrepreneur s’est rendu compte que le clocher menaçait de s’effondrer», explique la responsable des bâtiments du diocèse de Montréal, Caroline Clermont.

Afin de mettre hors de danger les passants, cyclistes ou automobilistes, un périmètre de sécurité a immédiatement été déployé autour de l’église centenaire.

«Les pilastres du clocher et plusieurs parties de la façade ont rapidement été ceinturés pour éviter que des pierres puissent se détacher», ajoute Mme Clermont.

Dans un premier temps, des tronçons de la rue Masson et de la 6 Avenue ont été fermés à la circulation. Une voie de la rue Masson a depuis été rouverte, mais la 6e Avenue demeure fermée pour le moment.

«Bien que les parois extérieures de l’église aient été renforcées temporairement par des panneaux de soutien de la maçonnerie, ce sont des mesures de sécurité requises par les ingénieurs au dossier en raison des travaux majeurs de l’église», précise aussi le chargé de communication à l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, Samuel Dion.

«Sur pause»

À cause de cette mauvaise surprise, le chantier a été «mis sur pause, le temps de réévaluer les travaux à réaliser», explique Mme Clermont.

La paroisse Saint-Esprit de Rosemont dispose de peu de liquidités. Elle doit étudier les différentes options qui s’offrent à elle pour la suite des travaux.

La rénovation de la façade Art déco de l’église, évaluée à plus de 5 M$, était principalement rendue possible grâce au soutien du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) qui finance le projet à 70%.

«La paroisse va devoir prioriser les travaux et identifier ce qui est le plus urgent», résume la responsable des bâtiments du diocèse. Aucune date n’a pour l’instant été décidée pour la reprise du chantier.

De son côté, l’arrondissement qui est en contact avec la paroisse, l’entrepreneur et la Société de développement commercial Promenade Masson, espère que «la saison des terrasses» ne sera pas affectée.
Le tronçon de la rue Masson situé entre la 5e et la 6e Avenue accueille d’habitude plusieurs terrasses et placottoirs durant l’été.

«Les experts sont à envisager la réouverture de la direction ouest, mais certaines expertises doivent être complétées avant cette prise de décision. [Ils] établiront les mesures de sécurité à maintenir sous peu», souligne M. Dion.

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