Rosemont–La Petite-Patrie

L’HMR espère un centre en cancérologie

Beauchemin Philippe - TC Media
L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) veut construire dans les prochaines années un tout nouveau centre de cancérologie regroupant sous un même toit la fine pointe de la technologie concernant l’enseignement, la recherche et le traitement de cette maladie.

Lors du lancement du livre Le pouvoir anticancer des émotions, du docteur Christian Boukaram, radio-oncologue et chef du service de radiochirurgie à l’HMR, qui a eu lieu le 3 novembre, la directrice générale Manon Boily en a fait l’annonce :

« Notre équipe n’a pas peur d’innover et il le faut, car le cancer prend de l’ampleur. C’est maintenant une personne sur deux qui risque de connaitre un épisode de cancer. Pour cette raison, au cours des prochaines années, le traitement de cette maladie occupera une place encore plus importante à l’HMR. On a, depuis deux ans, un nouveau pavillon d’oncologie, mais nous planifions également la création d’un centre en cancérologie qui proposera un lieu physique intégré et interdisciplinaire dans lequel l’ensemble des services sera centré sur les besoins des patients. C’est un projet essentiel pour répondre aux besoins de la population. »

Le centre de santé a déjà mis le développement de cet établissement dans ses priorités organisationnelles. Une équipe ira d’ici le début décembre à la rencontre du ministre de la Santé, Yves Bolduc, pour lui expliquer l’importance d’un nouveau centre de cancérologie affilié à l’HMR.

«L’est de Montréal à une population vieillissante où les cas de cancer augmenteront au cours des prochaines années, laisse savoir la directrice des communications, Christine Lussier. Les cancers du poumon, du sein, colorectal et de la prostate sont déjà fort présents, et on prévoit que d’ici 2019, les traitements en oncologie auront augmenté de 150%. Sans présumer de la réponse du ministre, on sait qu’il est conscient de l’importance de l’HMR dans le grand Montréal. »

Spécialistes internes

L’HMR misera également sur « les médecins de talent » qui oeuvrent déjà au sein de l’établissement pour assurer la réussite de ce nouveau centre.

« On est un centre d’excellence dans le traitement et la recherche des cellules, par exemple. Nous avons de nombreux spécialistes qui travaillent déjà ici. On aura donc une équipe et un établissement de première qualité », souligne Mme Lussier.

De ce nombre, il y a le médecin Boukaram, dont « les compétences sont largement reconnues dans le milieu médical, affirme la directrice générale de l’HMR. Sa quête d’innovation et sa soif de connaissance aussi sont reconnues. Et comme il l’explique, il y a plusieurs éléments qui entre en ligne de compte dans le développement du cancer, tel que les gênes et l’environnement. »

C’est d’ailleurs ce qu’est venu dire le spécialiste lors du lancement de son livre. « Dans la douleur et la peur, j’ai vu des gens qui ont changé de croyance. J’écoutais les patients avec mon cœur, leur histoire de souffrance, comment le cancer s’est installé dans leur corps. Je me suis rendu qu’au-delà des gênes et d’autres éléments, les émotions ont joué un rôle. Les émotions n’ont pas un langage unicisme; c’est possiblement pourquoi il est difficile de catégoriser et de comprendre leurs impacts sur notre système. On ne voit pas une émotion sous la lentille d’un microscope, par contre, on sait maintenant qu’elles jouent un rôle important dans le développement du cancer. »

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