« L’ambiance était surréelle, effrayante. On se croyait dans un film », a expliqué le député du Nouveau parti démocratique (NPD) au Journal de Rosemont – La Petite-Patrie.
Encore confiné dans une salle du parlement par mesure de sécurité, le député de Rosemont a encore du mal à réaliser ce qui s’est passé.
« Nous étions réunis en caucus avec les députés du NPD et on a entendu beaucoup de bruit. Au début, on pensait que c’était des travaux, mais on a vite compris qu’il s’agissait de coups de feu, relate M. Boulerice. On ne savait pas qui tirait ni combien ils étaient. On a tous pensé qu’on allait y passer », confie-t-il.
La sécurité remise en question
Les coups de feu ont été tirés à quelques mètres de la salle où étaient réunis les députés du NPD.
« Un agent de sécurité est venu nous dire de rester là et de nous cacher sous les tables. On a tout de suite été isolés. Ensuite, on est venu nous chercher. Nous sommes partis en courant nous mettre à l’abri dans différentes salles du parlement », explique le député rosemontois.
M. Boulerice souligne le « travail remarquable » fait par les agents de sécurité qui « ont sauvé des vies », précise-t-il.
Concernant la sécurité sur la colline du Parlement, le député du NPD estime que « des questions devront être posées ».
« La sécurité sur la colline parlementaire ne sera jamais plus ce qu’elle a été. C’est certain qu’une telle chose n’aurait jamais dû arriver », estime M. Boulerice.
Toujours confiné à l’intérieur du parlement quelques heures après les faits, le député de Rosemont – La Petite-Patrie a estimé qu’il était « trop tôt pour tirer des leçons », mais il a indiqué « condamner tout acte de violence ». Il déplore qu’un militaire ait perdu la vie dans ces évènements.