Rosemont–La Petite-Patrie

Chefferie du PQ: Jean-François Lisée se ralliera au vainqueur

S’il n’est pas élu à la tête du Parti Québécois (PQ), le député de Rosemont Jean-François Lisée, se joindra au candidat vainqueur, même s’il s’agit de Pierre Karl Péladeau.

Jean-François Lisée resserre les rangs et ferme la porte à toutes chicanes politiques concernant l’avenir du PQ.

En entrevue avec le Journal de Rosemont–La Petite-Patrie, il a affirmé qu’il se joindrait à l’équipe gagnante, même si celle-ci était menée par Pierre Karl Péladeau, dernier candidat à avoir fait son entrée dans la course à la chefferie. «Je me rallierai, peu importe qui gagnera», affirme-t-il, sans manquer d’ajouter rapidement qu’il inviterait tous les candidats déchus à se joindre à lui s’il remportait la direction du parti.

«J’avais très hâte que Pierre Karl se présente, car maintenant, il doit répondre aux questions. Nous avons tous pris des positions sur divers sujets. Maintenant, c’est à son tour», explique le porte-parole de l’opposition officielle pour la Métropole.

L’élu rosemontois pourrait-il retourner sa veste selon les prises de position de ses camarades? Il affirme que non.
«Je ne vois pas les choses comme ça. Je me rallierai, c’est tout. De toute façon, si un candidat venait à se dire contre l’indépendance, il ne se fera pas élire», plaide-t-il.

Un débat attendu
M. Lisée dit ressentir «beaucoup d’énergie» en provenance de la base. «Les militants que je rencontre ont très hâte d’être au débat. Ils veulent connaître les positions, mais surtout les attitudes de chacun. Certains militants plus âgés sont un peu réfractaires à un débat trop vif, mais d’autres veulent voir clairement les divergences», mentionne-t-il.

Dimanche dernier, Jean-François Lisée a pu échanger avec Pierre Céré, autre candidat montréalais à l’investiture, lors de l’assemblée générale du PQ dans Rosemont.
M. Lisée en a profité pour poser les jalons de sa politique environnementale.

Il s’est notamment positionné contre l’exploitation du pétrole par fracturation sur Anticosti. «L’environnement ne faisait pas partie de mes dossiers quand j’étais ministre. Mais, cette question du pétrole me dérangeait depuis longtemps. Maintenant que je me projette comme chef, je veux aboutir à une vision cohérente», affirme M. Lisée.

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