Élections fédérales: la vision des candidats sur le logement
Dans le cadre de la campagne électorale fédérale, TC Media interpelle les candidats des circonscriptions montréalaises sur des enjeux locaux. Un espace de 150 mots a été offert aux partis présents aux débats télévisés. Cette semaine, les candidats dévoilent leur vision pour le logement dans Rosemont-La Petite-Patrie.
Claude André, Bloc québécois
Non seulement il est nécessaire de maintenir les fonds alloués aux conventions de 1,7 milliard, mais le Bloc propose une démarche concrète visant à soutenir la qualité et le caractère abordable des logements sociaux en demandant des investissements supplémentaires de 400 millions par année, tout en transférant les pleines responsabilités au gouvernement du Québec.
Les objectifs que je poursuivrai sont, d’abord, la construction, la rénovation et la transformation de près de 5000 logements par année au Québec. Ensuite, la poursuite des conventions et des ententes avec les coopératives d’habitation tout en augmentant la disponibilité de logements pour les ménages à revenu modeste. Par la suite, il devient impératif d’appuyer les organismes en logement social et abordable dans leurs démarches, notamment, de contrer les hausses excessives du coût des loyers. Tout cela s’inscrit dans une approche globale afin de lutter contre la pauvreté.
Alexandre Boulerice, NPD
J’ai eu la chance de visiter plusieurs coopératives d’habitation, dont La Marinière, un lieu d’entraide et de convivialité inspirant. Étant donné que le prix des logements explose dans Rosemont-La-Petite-Patrie, il est important de conserver des logements à prix abordable. Coopératives et logements sociaux jouent un rôle important, à la fois social et économique.
Le financement du logement social est en voie de disparaître au Canada. Des dizaines de coopératives d’habitations perdront leur soutien fédéral dans les prochaines années.
Depuis 25 ans, les libéraux et conservateurs ont coupé des millions de dollars dans le financement du logement social. D’ici 2030, 85% du budget fédéral en habitation aura disparu, soit 1,7 milliard$. Le NPD croit au logement social. Nous renouvellerons le financement actuel et investirons 2 milliards de dollars d’ici 2020 afin d’élargir le financement des coopératives d’habitation, les logements sociaux et les OBNL. Avoir un toit, c’est un droit.
Nadine Medawar, Parti libéral du Canada
Mon équipe a annoncé récemment qu’elle investira dans une stratégie nationale sur le logement et je m’engage à m’assurer que cette stratégie bénéficiera directement les Rosemontois(es).
Cet engagement veut dire que nous allons concrètement accorder la priorité aux nouveaux investissements majeurs dans les logements abordables et les résidences pour personnes âgées, offrir des incitatifs fiscaux aux proprios pour augmenter l’offre de logements locatifs et effectuer des rénovations majeures aux logements déjà existants, financer la construction de nouveaux logements locatifs abordables destinés aux Rosemontois(es) à revenu moyen ou faible, dresser l’inventaire de tous les terrains et immeubles fédéraux inoccupés pour déterminer lesquels pourraient être adaptés, et les offrir à bas prix pour que soient construits des logements abordables et enfin, actualiser le régime d’accession à la propriété de telle sorte qu’un plus grand nombre de Rosemontois(es) puissent financer l’achat d’une maison.
Sameer Muldeen, Parti Vert du Canada
L’accès à un logement adéquat est un droit humain. Pourtant, les ménages rosemontois éprouvant des besoins impériaux en matière de logement sont nombreux. Comme indiqué dans le programme du PVC, je m’engage à maintenir les budgets de fonctionnement pour le logement social. Je travaillerai avec les municipalités pour la construction annuelle de 20 000 logements sociaux écologiques et intégrés aux nouveaux projets immobiliers. Le PVC ajoutera aussi des mesures pour contrôler la spéculation immobilière des investisseurs étrangers. Pour contrer l’itinérance, je privilégie l’approche « Logement d’abord ». Cette approche testée avec succès à Montréal, en collaboration avec des gestionnaires et propriétaires d’immeubles, fournira un endroit décent où vivre, en premier lieu aux sans-abri, pour enfin les aider à se stabiliser et se prendre en main. Finalement, je m’engage à contrer la discrimination et assurer une protection aux locataires ayant soin d’animaux de compagnie.