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La persévérance scolaire à travers l’histoire d’une oie, par Robert Blake

Photo: Les Nouvelles Saint-Laurent News/Johanna Pellus

L’auteur laurentien Robert Blake livre un troisième conte illustré «testé sur des humains». L’histoire d’Abeille, imaginée il y a une quinzaine d’années et souvent racontée dans les écoles que l’écrivain visite, est désormais publiée dans un ouvrage illustré par Nathasha Pilotte.

«Il était une fois une oie des neiges appelée Abeille.» La première phrase du livre d’une quarantaine de pages est aussi le départ de l’écriture pour Robert Blake, qui laisse ensuite son inspiration créer l’histoire.

Abeille est cependant un hommage à une directrice d’école rencontrée dans les années 2000 dans le cadre d’un salon du livre et d’ateliers, au Nouveau-Brunswick. «J’ai tellement bien été accueilli à Shippagan par Lyne Boudreau, de l’école l’Envolée, dont le nom symbolise l’envol de l’oie, que j’ai écrit cette histoire en guise de remerciement», se souvient M. Blake.

Une autre rencontre, avec l’illustratrice néo-brunswickoise Natasha Pilotte, et un coup de cœur pour ses aquarelles l’an dernier donnent naissance au conte illustré, assemblage des univers des deux créateurs.

«Pourquoi un tel prénom pour une oie?», continue l’histoire. Pour le découvrir, il faut tourner les pages. S’y mêlent une histoire d’amour, une autre de persévérance, voire une d’entêtement. Les oies de neige y côtoient des hirondelles et d’autres oiseaux des bois ainsi qu’un certain prédateur, bien différent cependant de l’habituel grand méchant loup.

Des faits bien réels alimentent le conte. M. Blake est allé vérifier le comportement des oies auprès du spécialiste en migration et reproduction des oiseaux de l’Arctique, Joël Bêty, de l’Université du Québec à Rimouski. Plusieurs bulles d’informations sur ces animaux ponctuent le livre.

Thèmes
Derrière la belle histoire d’Abeille, plusieurs thèmes sont abordés, notamment la persévérance scolaire. La protagoniste ne se force pas trop à l’école, surtout dans les matières qu’elle aime moins.

«J’écris d’abord et je me rends compte de la portée ensuite, confie M. Blake. Des spécialistes en trouveront probablement d’autres.»

Le conte fait partie de la collection Histoires à pensées, qui constitue des pistes de réflexion en mots et en images. Abeille, avec sa thématique liée à l’école, s’adresse principalement aux 6 ans et plus.

Né à Saint-Laurent, l’écrivain de 54 ans possède sa propre maison d’édition, 9e jour, depuis 2004, après une carrière d’entrepreneur dans le monde du multimédia. Abeille est son sixième livre. Les précédents, qui incluent trois contes philosophiques, dont un publié en français et en anglais, se sont vendus à près de 60 000 exemplaires au total.

M. Blake doit son succès à sa présence dans les librairies, les salons et les écoles. D’ici Noël, des séances de signatures sont prévues tous les jours. Il sera notamment au Salon du livre de Montréal, à la mi-novembre.

«J’aime toujours autant rencontrer les gens, surtout quand mes livres font du bien, souligne-t-il. Une adolescente autiste m’a récemment confié qu’elle se sentait entourée d’une bulle de paix lorsqu’elle lisait mes contes.»

Le conte Abeille, lancé lundi à la bibliothèque du Boisé, est également disponible en librairie.

Pour plus d’infos
9ejour.com

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