Saint-Laurent
08:44 15 avril 2020 | mise à jour le: 15 avril 2020 à 08:53 temps de lecture: 2 minutes

Une coiffeuse de Saint-Laurent livre de la teinture à la porte de sa clientèle

Une coiffeuse de Saint-Laurent livre de la teinture à la porte de sa clientèle
Photo: Métro Média - Laurent Lavoie

Forcée de fermer temporairement son salon de coiffure Dépêche Mode en raison de la pandémie de la COVID-19, la Laurentienne Karyn Modugno a trouvé un moyen de rester active tout en respectant les règles de distanciation sociale, soit en livrant de la teinture à sa clientèle.

Bien que ses clientes régulières lui demandaient de faire de la coiffure à domicile, Karyn Modugno a décidé de se tourner vers ce service en guise de compensation.

«J’essaie juste de donner un bon moral à tout le monde», indique Mme Modugno.

Les contacts avec les citoyennes demeurent toutefois limités pour éviter toute transmission possible du virus.

«Elles n’ouvrent même pas la porte. Il y en a qui laissent l’argent dans un petit sac de plastique ou une enveloppe. Quand je suis dans mon auto, elles ouvrent la porte, on se dit bye-bye, et c’est tout», explique celle qui a ouvert son salon il y a 14 ans à Saint-Laurent.

«Je sais que, malheureusement, il va y avoir beaucoup de salons de coiffure qui vont fermer.» – Karyn Modugno, Laurentienne et propriétaire de Dépêche Mode, sur l’après-crise qui attend l’industrie

Approvisionnement

La popularité de ce nouveau service étant en hausse, les réserves de teinture risquent de manquer bientôt.

«Pour un autre mois, je pourrais le faire, mais si c’est plus long, je ne sais pas si je vais continuer», dit la mère d’une fillette de cinq ans.

S’il est possible que Dépêche Mode soit fortement achalandé une fois sa réouverture à la fin de la pandémie, Karyn Modugno et son équipe risquent d’en avoir plein les bras.

«J’ai une coiffeuse qui pense que si ça va jusqu’à mai ou juin, elle pense ne pas revenir. Ça fait 42 ans qu’elle est coiffeuse et ça lui fait penser à arrêter», indique la Laurentienne.

Si les dernières factures ont été payées difficilement, la Laurentienne croit avoir les reins assez solides pour garder son salon ouvert une fois la crise résorbée.

«Ça va dépendre de la longueur de la quarantaine», croit Mme Modugno.

Elle se dit rassurée par les programmes d’aide aux entreprises des gouvernements.

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