Saint-Léonard

Mario Parent veut détrôner Filomena Rotiroti

Jeanne-Mance – Viger a beau voter libéral depuis toujours, le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ), Mario Parent, croit que ce sera lui, et non Filomena Rotiroti, qui remportera la circonscription le 7 avril prochain.

Père de quatre enfants, M. Parent a grandi sur la couronne nord de Montréal. Il a occupé plusieurs emplois dans une variété de secteurs d’activités. Il a travaillé dans le domaine de la santé en tant que préposé aux bénéficiaires, notamment aux hôpitaux Maisonneuve-Rosemont, Saint-Luc et Rivière des Prairies. Il a aussi été représentant chez plusieurs concessionnaires, à Montréal comme sur la Rive-Sud. Il est également titulaire d’une formation d’agent immobilier et hypothécaire.

Aujourd’hui, des suites d’un accident, il est à la retraite. Une situation qui lui laisse le temps de sauter dans l’arène politique.

« Je suis quelqu’un de dévoué pour le monde. Dans le secteur de l’automobile, on m’a appris que les gens sont importants. »

En 2012, il s’est présenté comme candidat indépendant dans la circonscription de Papineau, dans l’Outaouais. Sans le soutien d’une formation politique, il a terminé avant-dernier, recueillant moins d’un pour cent des suffrages.

Cette fois-ci, c’est avec la CAQ qu’il tente sa chance.

Fédéraliste convaincu

S’il s’est joint à la formation, c’est en grande partie grâce au respect qu’il voue à son chef, François Legault. Un homme qu’il a rencontré lors d’un événement promotionnel organisé pour la sortie de son livre, Cap sur un Québec gagnant : le projet Saint-Laurent.

« M. Legault, c’est un homme de principe. Il a eu sa compagnie, Air Transat. C’est aussi un partisan des Canadiens, comme moi!, raconte M. Parent. J’aime ses projets. En santé, il veut remplacer le monde dans les bureaux par des employés sur le plancher, ceux qui manquent dans le réseau. J’ai la conviction profonde que c’est bien pour moi. »

Fédéraliste convaincu, M. Parent estime que les questions référendaires doivent devenir choses du passé. Selon lui, le Québec est maintenant ailleurs.

« Je suis Québécois canadien-français, c’est ce que mes parents m’ont inculqué. On vit bien au Canada, le plus beau pays du monde. L’unité canadienne est importante pour moi, et pour les Léonardois. Ce qu’on me dit sur le terrain, M. Legault l’a compris en quittant le Parti québécois. Je pense qu’il faut passer à autre chose. »

Logement social

À quelques semaines de l’élection, le candidat caquiste fait ses classes. Pour mieux connaître la réalité léonardoise, il planifie faire le tour des résidences pour personnes âgées, des organismes communautaires et des élus de l’arrondissement.

« Le monde me dit qu’il n’y a pas assez de logements sociaux pour répondre à la demande. Je sais qu’il y a beaucoup de familles monoparentales et qu’à Saint-Léonard, il y a des gens qui ont des moyens et d’autres qui n’en ont carrément pas. La démographie de la circonscription a également changé depuis 20 ans. La communauté n’est plus qu’italienne. Elle est devenue multiculturelle. »

Selon lui, les Léonardois, comme les Québécois, sont mûrs pour un changement politique. Malgré les sondages du plus en plus défavorables à la CAQ, il est persuadé que son parti renversera la vapeur d’ici l’élection générale.

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