Saint-Léonard

Pacetti se dit encore plus "inquiet"

Au lendemain de l’attentat terroriste qui a frappé le Parlement à Ottawa, le député fédéral de Saint-Léonard, Massimo Pacetti, soutient que l’inquiétude est encore plus vive que la veille, lorsqu’il a entendu, tout près de lui, des dizaines de coups de feu.

Marie-Claude Chiasson

« Je suis plus inquiet aujourd’hui qu’hier parce que je ne me sentais pas ciblé encore à ce moment-là. Maintenant, voir des policiers armés partout dans les rues, être sur un pied de guerre, c’est inquiétant. L’inconnu aussi est stressant. On marche dans les rues et on ne sait pas ce qui pourrait se passer. Juste l’alarme d’incendie de ce matin, ça a énervé tout le monde », a-t-il confié au Progrès Saint-Léonard.

Malgré tout, il était fin prêt pour le retour au boulot aujourd’hui.

« Même hier, le plan de match était de ne pas se laisser affecter. Plusieurs d’entre nous auraient même voulu reprendre le travail hier soir », soutient-il.

Retour en arrière

Comme une dizaine de ses collègues libéraux, le député de Saint-Léonard et de Saint-Michel était descendu du sixième au premier étage, dans une salle de réunion, après le caucus national des députés vers 10 h lorsqu’il a entendu un premier coup de feu.

« Sur le coup, j’ai pensé que c’était du dynamitage, car des travaux sont présentement en cours dans l’édifice Ouest. Puis, soudainement, un agent de sécurité est venu nous voir pour nous demander de sortir, car il y avait un homme armé à l’intérieur, raconte M. Pacetti. Tout le monde a sorti sur le champ sauf moi et un autre de mes collègues (le député Kevin Lamoureux). Bizarrement, nous nous sentions plus en sécurité à notre place qu’en sortant de la pièce. »

Moins d’une minute plus tard, Pacetti et Lamoureux entendent des dizaines de coups de feu. Il s’agit d’ailleurs d’un moment qui marquera à jamais le député de Saint-Léonard et de Saint-Michel.

« Le son des coups de feu, ça restera avec moi pour toujours », confie-t-il.

Un deuxième agent de sécurité les escortera finalement à l’arrière de l’édifice centre où pas plus de 40 personnes étaient réunies. Là, encore, ce fût un moment très difficile à traverser.

« Quand les policiers nous escortaient, on les sentait très nerveux. Tu voyais que c’était sérieux. Ils ne niaisaient pas du tout », se rappelle-t-il.

À 11 h, M. Pacetti peut se rendre à l’édifice de la Justice là où sont situés ses bureaux. Il n’y a alors pas encore d’ordre de confinement. C’est vers 13 h qu’il reçoit des instructions contraires.

« On ne pouvait ni sortir de l’édifice, ni entrer, mais je pouvais quelque peu circuler à l’intérieur, seulement si c’était nécessaire », mentionne-t-il.

Le confinement a finalement été levé à 19 h pour M. Pacetti.

Changer les façons de faire ?

Pour Massimo Pacetti, l’attentat survenu à Ottawa mercredi était définitivement l’événement le plus terrible qu’il ait vécu dans le cadre de ses fonctions.

Malgré tout, il ne voudrait pas changer quoi que ce soit, ni au parlement, ni dans son comté de Saint-Léonard et de Saint-Michel.

« J’espère qu’on ne va pas changer les façons de faire de la colline parlementaire. Nous sommes ouverts à tous et ça doit continuer. Même chose au bureau de comté. Il faut rester accessible », souhaite-t-il.

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