Peu impressionné par la gestion de la Ville sous le règne de l’ex-maire Tremblay, Jason Prince estime «qu’il y a un rôle de leadership à jouer au niveau municipal». Pour lui, le moment était venu: «On a une responsabilité. Il faut embarquer dans la vie publique.»
Jason Prince, 47 ans, est père de deux enfants. Il enseigne l’économie sociale et les politiques publiques à l’Université Concordia. Urbaniste, il compte près de 20 ans d’expérience dans le développement économique local, en planification à orientation pédestre et en développement immobilier à but non lucratif.
Comme urbaniste il s’est opposé aux plans d’agrandissement de l’échangeur Turcot. Il a également pris part aux négociations avec le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) pour préserver les intérêts des communautés environnantes. Il insiste sur l’importance de «bâtir des liens entre la communauté et les grandes institutions qui jouent un rôle dans notre arrondissement».
L’aspirant maire apprécie cette première expérience de campagne. «J’apprends beaucoup des citoyens», dit-il. Lors de son porte-à-porte, il entend leur «colère», mais aussi «des idées claires, audacieuses». Il prône une «approche qui passe par l’engagement des citoyens et des organismes». Selon lui, «il faut tirer profit de cette expertise très riche».