Sud-Ouest

Du Bain Émard à la politique

Au lendemain de la pose des pancartes dans leur quartier, ils pensent tous les deux la même chose: «on aurait jamais cru que ça nous mènerait jusque là!» Anne-Marie Sigouin et Alain Vaillancourt (citoyens engagés du Sud-Ouest avec Projet Montréal) furent, en effet, aux premières lignes de la mobilisation contre la fermeture de leur piscine de quartier à l’automne 2011, le Bain Émard, dans l’arrondissement Le Sud-Ouest.

Magnifique bâtiment d’architecture néo-classique qui fêtera son 100e anniversaire l’an prochain, ce bain public était alors menacé de fermeture par l’administration du maire Benoit Dorais.

Parmi les citoyens qui s’opposaient à cette décision – dont bon nombre étaient des aînés bien décidés à tout faire pour empêcher la fermeture Bain Émard – Anne-Marie Sigouin et Alain Vaillancourt partageaient la même indignation et la même intention : ils n’allaient pas laisser leur quartier subir une telle perte. La mobilisation fut sans précédent : création des Amis du Bain Émard, manifestations et prises de parole au conseil d’arrondissement et à l’Hôtel de ville de Montréal, conférence de presse, entrevues et articles dans les media, tracts, pétition, tout fut mis en œuvre pour sauvegarder le Bain Émard et ce ne fut pas en vain !

Depuis octobre 2012, l’installation fait à nouveau partie des actifs de l’arrondissement et les résidents du quartier, jeunes et moins jeunes, peuvent encore aujourd’hui fréquent er le Bain Émard: s’y entraîner, y apprendre à nager, y socialiser.

Un engagement sur le long terme

Pour Anne-Marie Sigouin, cet engagement signifie la continuation de son implication dans le quartier qu’elle habite depuis près de 10 ans : verdissement de cour d’école, Comité de vigilance citoyenne, fondation de la Société d’histoire Saint-Paul – Émard (SHSPÉ), projet d’anneau de patinage quatre saisons au parc Angrignon, les idées et la détermination ne manquent pas pour cette mère de famille, historienne de l’art et passionnée des enjeux de patrimoine et d’aménagement urbain.

Quant à Alain Vaillancourt, travailleur social auprès des aînés en perte d’autonomie, il compte à son actif dix années à la présidence du Club aquatique du Sud-Ouest (CASO). Sous sa gouverne, l’organisme s’est grandement développé, passant de quelque 200 membres à son arrivée à plus de 2 000 aujourd’hui. Également père de famille, Alain Vaillancourt vise l’excellence en toute chose et travaille à faire de son quartier un endroit qui se distingue et que l’on recherche pour sa qualité de vie.

Source Projet Montréal

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