Sud-Ouest

Marguerite Blais aura à l'œil le ministre Réjean Hébert

C’était jour de rentrée à l’Assemblée nationale, ce mardi 30 octobre. La députée du Parti libéral, Marguerite Blais, réélue pour un troisième mandat dans la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne, le 4 septembre dernier, a repris le collier en assumant de nouvelles fonctions. Elle sera porte-parole de l’Opposition pour les dossiers touchant les aînés. Elle suivra de près le travail du ministre Réjean Hébert.

Un député qui a été titulaire d’un ministère se voit rarement confiée la fonction de critique de ce même ministère quand il se retrouve dans l’opposition. Marguerite Blais, qui a été ministre responsable des Aînés pendant plus de cinq ans, hérite cependant de la fonction. «Je suis confortable. Je sens le dossier de l’intérieur», confie celle qui aura à l’œil le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux et ministre responsable des Aînés, Réjean Hébert, un homme qu’elle connaît bien. Gériatre et gérontologue, le docteur Hébert a coprésidé en 2007 la Commission sur les conditions de vie des aînés mise en place par Mme Blais.

Sans présumer de la façon dont le ministre va agir et des politiques qu’il défendra, Marguerite Blais rappelle que pour elle, se soucier des aînés ne doit pas se borner à une question de santé. Il ne suffit pas d’assurer leur bien-être physique. Pour la députée, il faut aborder «la personne dans sa globalité». «Il faut des politiques qui touchent l’ensemble de la personne, et pas seulement le volet médical», insiste-t-elle.

Appui à Raymond Bachand

Par ailleurs, Marguerite Blais consacrera une partie de ses énergies à la campagne de Raymond Bachand, candidat à la direction du PLQ.

Elle a en effet accordé son appui à l’ex-ministre des Finances, qui aspire à la fonction.

La députée se réjouit que le poste laissé vacant par Jean Charest donne lieu à une véritable course et non au couronnement rapide d’un candidat. «C’aurait été malsain», dit-elle. «C’est très important qu’il y ait des candidats. Ça suscite des débats. Ça amène de nouvelles idées.»

Outre Raymond Bachand, Pierre Moreau, Philippe Couillard, et Jean David, ex-président de la commission politique du PLQ, convoitent la direction du parti.

Si elle avoue peu connaître Jean David, Marguerite Blais a eu l’occasion de travailler étroitement avec les trois autres, ce qui n’a pas facilité son choix. «Je trouve que les trois ont de très belles qualités», dit-elle.

«J’ai décidé d’aller avec Raymond Bachand pour une multitude de raisons», explique Marguerite Blais. «Je le connais depuis les années 1980». Elle était alors porte-parole de Métro-Richelieu alors que M. Bachand était vice-président à la planification et au développement de l’entreprise. Par la suite, leur chemin se sont croisés à plusieurs reprises avant de finalement se retrouver tous deux au sein du PLQ, assis au Conseil des ministres.

Sous des dehors sérieux, dit-elle, «c’est un homme de culture, un homme de famille, d’engagement social. […] Ce n’est pas juste une personne de finances».

Mais ses compétences dans ce domaine pèsent lourd aux yeux de Mme Blais, sensible aux turbulences économiques qui secouent la planète. «On voit ce qui se passe en Europe», dit-elle. «Pour continuer à tirer nos marrons du feu, ça nous prend quelqu’un qui sait compter», estime la députée. Selon elle, Raymond Bachand est «la meilleure personne en mesure de gérer le Québec».

Le congrès au cours duquel sera choisi le successeur de Jean Charest aura lieu durant la fin de semaine du 15 mars.

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