C’était salle comble au Centre culturel Georges-Vanier pour la soirée Demain Montréal, une soirée au cours de laquelle les résidants de l’arrondissement du Sud-Ouest ont été invités à se projeter dans l’avenir et à dire comment ils imaginent leur milieu de vie dans quinze ou vingt ans.
Les soirées Demain Montréal, qui se tiennent dans tous les arrondissements, visent à alimenter la réflexion sur le Plan de développement de Montréal qui sera adopté en 2013. La Ville veut savoir ce que pensent la population et tous les acteurs qui participent au développement de la métropole. L’objectif: que tous aient leur mot à dire pour déterminer les priorités d’action pour rendre Montréal et ses quartiers encore plus agréables à vivre.
La question du logement en est une qui préoccupe dans le Sud-Ouest. On a pu le constater encore une fois. Ils ont été nombreux à dire qu’il faudra davantage de logements abordables, qu’il faut faire en sorte que les jeunes familles aient accès à un logement qui ne coûte pas les yeux de la tête.
Le dossier du transport n’est pas moins brûlant, pensons seulement à la reconstruction de l’échangeur Turcot. Parmi les idées qui ont fusé: «des autoroutes en milieu urbain, c’est un non-sens», «le pont Victoria pourrait être une voie fantastique pour du transport en commun», «il faut penser le déplacement des personnes, pas des autos», les grands chantiers que sont Turcot, la construction d’un nouveau pont Champlain et le réaménagement de l’autoroute Bonaventure doivent être davantage travaillés en concertation.
Une citoyenne a plaidé pour qu’il y ait davantage de corridors pour les piétons et les cyclistes, notamment dans l’axe nord-sud de l’arrondissement.
On a aussi pu constater que la conversion de bâtiments commerciaux et industriels à des fins résidentielles inquiète. Ça se traduit parfois par des pertes d’emplois. Or certains ont rappelé la nécessité de conserver et créer des emplois dans le Sud-Ouest.
Karine Triollet, de la table de concertation Action-Gardien, a pour sa part plaidé en faveur de l’implantation de commerces de proximité pour les gens à revenu faible et modeste. Pour s’en assurer, il ne faut pas nécessairement s’en remettre uniquement au marché, a-t-elle dit. Une intervention des pouvoirs publics peut s’avérer nécessaire.
Alors que la population se fait vieillissante, il faudra aussi se pencher sur la question de l’accessibilité universelle pour les personnes à mobilité réduite, a-t-on fait valoir.
Des citoyens ont exprimé le désir d’avoir dans vingt ans une ville, un arrondissement où on peut bouger, être actif. Alain Vaillancourt, président du Club aquatique du Sud-Ouest, rêve de la tenue d’événements sportifs familiaux. Dans un tout autre registre, il faudra mettre les bouchées doubles dans la lutte au décrochage scolaire, a-t-il dit.
Une résidante a de son côté dit souhaiter qu’il y ait davantage d’activités artistiques et culturelles, particulièrement dans le quartier Pointe-Saint-Charles.