L’auteure Nicole Peretz sera à la bibliothèque Saint-Henri, le 25 septembre, pour lire des passages de son premier roman, Une petite plume d’ange.
Nicole Peretz a très hâte de vivre ce moment avec les lecteurs. «C’est un cadeau, partager nos souvenirs», confie-t-elle. Car souvenirs il y a dans Une petite plume d’ange (Éditions GID). «C’est un roman en partie autobiographique», dit-elle. «Je me suis inspirée de mes souvenirs quand j’étais enfant. J’ai aussi brodé autour de la réalité.»
«En ce jour merveilleux du solstice d’été de l’an 1944, à 7h59 précises, un petit ange tout émoustillé arrive dans sa famille terrestre au deuxième étage d’un triplex, rue Desnoyers, Saint-Henri, Montréal, Québec, Canada.» C’est ainsi que démarre l’histoire de la petite Émilie. En sa compagnie, on voyage à travers le temps et les continents «en faisant quelques détours pour saluer Pauline et Marc», sa mère et son père, «confortablement installés sur leur beau nuage blanc». Le lecteur est invité à serrer la main de Carlos, «son charmant guide céleste», et grâce auquel on perce le mystère du rêve qui poursuit la fillette depuis son enfance.
Native de Saint-Henri, Nicole Peretz – que ses camarades de l’époque reconnaîtront sous son nom de jeune fille de Nicole Glackmeyer – y a vécu jusqu’à l’âge de 10 ans. Elle a quitté un temps pour y revenir à l’adolescence afin de compléter ses études secondaires. Ce quartier ainsi que des éléments autobiographiques, des personnes, des situations, l’ont inspirée pour Une petite plume d’ange. Nicole Peretz a suivi en cela le conseil de beaucoup d’écrivains. «Dans un premier livre, on devrait raconter ce que l’on connaît», dit-elle.
Celle qui a publié des nouvelles dans différents journaux montréalais et américains a toujours été une passionnée d’écriture. Elle s’est attelée plus d’une fois à la rédaction d’un roman, mais sans réussir à mener le projet à terme. «Je commençais, j’écrivais 40 pages puis, plus rien», relate-t-elle, très critique face à sa prose. «Je me relisais et je trouvais que ce n’était pas bon. Je me disais: qui va vouloir lire cette histoire?»
Il aura fallu un défi, un pacte scellé avec une bonne amie pour que Nicole Peretz se rende finalement au bout d’un vieux rêve. Sa part du marché consistait à écrire un roman. Ce qu’elle a fait. «Une promesse est une promesse», dit-elle. Cette fois, l’auteure a franchi sans problème ce mur, ce cap des 40 premières pages. L’inspiration ne lui a jamais fait défaut. Les mots, les phrases venaient comme si quelqu’un, perché sur son épaule, lui faisait la dictée, s’étonne-t-elle encore.
Un second roman
S’il lui a fallu bien des années pour écrire son premier roman, Nicole Peretz semble désormais sur une lancée.
Depuis la publication de Une petite plume d’ange, elle en a écrit un second. «C’est un livre qui fait du bien, révèle-t-elle tout au plus, discrète. C’est pour ceux qui ont gardé leur cœur d’enfant.» Mais elle n’a pas encore déposé le manuscrit chez l’éditeur. Nicole Peretz n’est pas pressée. Elle souhaite profiter pleinement de la vie de son premier bouquin. «Je n’ai pas fini de vivre cette expérience», confie-t-elle.
La lecture aura lieu le 25 septembre, à 10h, à la bibliothèque Saint-Henri, 4707, Notre-Dame Ouest. Entrée libre.