La décision du gouvernement du Québec de rendre obligatoire le système de gicleurs automatiques dans les résidences privées pour aînés ne touche aucune résidence dans l’arrondissement du Sud-Ouest.
Cette mesure vise les résidences privées certifiées par le gouvernement. Trois résidences situées dans le Sud-Ouest sont inscrites au Registre des résidences privées pour aînés du ministère de la Santé et des Services sociaux.
Située dans le quartier Côte-Saint-Paul, la résidence L’Ancien Pensionnat Côte-Saint-Paul, qui a une capacité d’accueil de 81 résidents, est déjà munie de gicleurs qui couvrent la totalité du bâtiment. Même chose pour la résidence Côte-Saint-Paul située dans Saint-Henri, qui compte 138 logements.
Quant à la résidence Manon Lepage 2, située dans le quartier Côte-Saint-Paul, elle n’a pas de système de gicleurs mais elle n’est pas soumise au nouveau règlement puisqu’elle a une capacité d’accueil de seulement quatre résidents. Le règlement ne s’appliquera pas aux résidences unifamiliales qui hébergent neuf personnes ou moins dans la mesure où l’on trouve des portes de sortie extérieures à chaque étage accessibles aux personnes hébergées.
Dans la maison unifamiliale qui compte un rez-de-chaussée et un sous-sol, il y a deux portes de sortie à chaque étage, explique Manon Lepage, répondante de la résidence. «Nous sommes en mesure de sortir les personnes rapidement, souligne-t-elle. Il y a une facilité d’accès.»
«Nous faisons des exercices de feu régulièrement», ajoute Mme Lepage.
Avec cette obligation, le gouvernement Couillard donne suite à l’une des recommandations du rapport du coroner Cyrille Delâge sur l’incendie de la résidence survenu en janvier 2014 à L’Isle-Verte, lequel a coûté la vie à 32 personnes âgées.
Les résidences certifiées disposeront d’une période de cinq ans pour se conformer au règlement.
Une obligation
«Assurer la sécurité des citoyens n’est pas un enjeu c’est une obligation, un devoir, une condition sine qua non», a commenté la députée de Saint-Henri–Sainte-Anne, Marguerite Blais.
L’installation obligatoire de gicleurs dans les résidences privées s’imposait pour assurer aux aînés «des milieux de vie encore plus sécuritaires», a-t-elle déclaré.
La prochaine édition du Code de construction du Québec, a précisé la députée, exigera l’installation de systèmes de gicleurs dans les nouvelles résidences privées, à quelques exceptions près.
