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Un an de pandémie: Où étiez-vous quand tout à commencé?

Le premier ministre François Legault Photo: Josie Desmarais

Il y a un an, la pandémie frappait de plein fouet le Québec. Retour sur l’impact de l’annonce des premières mesures sanitaires pour contrer le coronavirus avec le maire de Vaudreuil-Dorion, Guy Pilon, la directrice générale du Centre d’action bénévole L’Actuel, Francine Plamondon, et le photographe régional Christian Gonzalez.

Guy Pilon

Guy Pilon

Quelques jours avant le point de presse du premier ministre François Legault, M. Pilon prenait part à la soirée Feux et Flocons qui avait lieu au parc Valois avec des milliers de participants.

Il était ensuite au souper de la Chambre de commerces et industries de Vaudreuil-Soulanges. «Les gens commençaient à en parler et hésitaient à donner des poignées de mains», raconte le maire.

Le 12 mars, des premières rencontres ont lieu avec la Santé publique à propos du virus. Le maire Pilon part tout de même en fin de journée à son chalet pour une semaine de vacances. «Je me rappelle d’avoir tout dépaqueté mes bagages, puis rapidement rempaqueté pour revenir», raconte-t-il.

Sur le chemin du retour, il constate l’ampleur du confinement. «J’ai eu un trouble mécanique d’essuie-glaces et j’ai eu de la difficulté à trouver un endroit ouvert pour la réparation», avance M. Pilon.

Il commençait à réaliser l’ampleur des défis qui allaient jalonner ses prochains mois.

Francine Plamondon

Francine PlamondonC’est en sortant d’une réunion dans les bureaux de L’Actuel que Francine Plamondon a appris l’imposition des premières mesures. Au départ, elle se sent un peu sous le choc.

«On était secoué et on trouvait ça bizarre, se rappelle la directrice générale. Rapidement s’enclenche tout un processus de remise en question.»

Ses premières pensées se sont tournées vers ses bénévoles. «On sait qu’ils ont une moyenne d’âge qui est élevée, donc on se demandait vraiment comment on allait pouvoir continuer d’offrir nos services sans eux», partage Mme Plamondon.

Un an plus tard, elle considère que la pandémie a permis à l’organisme de revoir sa façon de faire. «C’est sûr qu’il y a des côtés négatifs, notamment sur l’isolement et les impacts sociaux que ça va avoir, mais à L’Actuel, on a eu l’occasion d’essayer de nouvelles choses qui vont rester après la crise», souligne-t-elle.

Christian Gonzalez

Le photographe Christian Gonzalez était chez lui, à Vaudreuil-Dorion, lorsqu’il a regardé l’annonce du premier ministre Legault, accompagné du Dr Horacio Arruda, de la ministre de la Santé de l’époque, Danielle McCann.

Comme il suit l’actualité européenne quotidiennement, il savait que la pandémie arrivait au Québec. «J’avais remarqué que ce qui se passait en France arrivait ici environ trois semaines plus tard», explique-t-il.
Ses premières pensées se dirigent alors vers son fils, qui habite Terrebonne, et qu’il pourra voir moins souvent.

En tant que photographe, l’aspect le plus difficile de la pandémie est de ne pas pouvoir immortaliser les évènements ou les gens qui y participent. «Je commence à être un peu tanné de prendre des photos de bernaches et de canards, affirme M. Gonzalez. J’ai hâte que les gens puissent à nouveau se voir face à face.»

Il demeure optimiste qu’avec les journées qui rallongent et après un an, les beaux jours arrivent.

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