Île-des-Sœurs
07:00 27 novembre 2019

Aider les chats de ruelle à passer l’hiver

Aider les chats de ruelle à passer l’hiver
Photo: IDS/Verdun-Hebdo - Katrine Desautels

Pour aider les chats de leur quartier à passer l’hiver au chaud, deux Verdunoises ont installé des petites maisons isolées dans leur ruelle, derrière la rue de Verdun.  De plus, Denise Surprenant et Isabelle Aubertin ont fait stériliser une dizaine de chats errants pour éviter d’en attirer d’autres et surtout, les batailles.

Plusieurs ont déjà utilisé les boîtes fabriquées avec des matériaux recyclés, comme du carton. Elles sont isolées avec du styromousse, pris chez le fleuriste ou à l’épicerie, et sont tapissées de couvertures.

«Je savais que l’hiver s’annonçait froid, donc je me suis dit que ça les aiderait», raconte Mme Surprenant. Elle a reprise l’idée d’un voisin, qui a installé un abri semblable.

Pour sa part, Isabelle Aubertin, qui travaille dans un commerce voisin de chez Mme Surprenant, fabrique déjà des boîtes à chats depuis quelques années.

«Je trouve qu’ils font pitié, personne ne les nourrit ou ne s’en occupe», déplore Mme Aubertine, qui remarque que peu de résidents suivent leur exemple.

Denise Surprenant dépense environ 300$ pour nourrir les chats de sa ruelle.

Pourtant, le programme Capture-stérilisation-retour-maison (CSRM), conçu par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) spécifiquement pour les chats de ruelle qui ne sont pas sociables, est gratuit. Il permet de marquer les petites bêtes à l’oreille gauche, nourrir ceux qui sont identifiés, leur faire des cabanes et les empêcher de se reproduire.

«Le programme ne sert à rien si personne ne s’occupe des chats. Ils sont un peu les mal-aimés du quartier», pense Mme Aubertin.

Solutions

La ruelle derrière la rue de Verdun a résolu l’abondance de chats errants grâce à l’initiative des résidents. «Les chats stérilisés n’ont plus d’odeur, donc ils ne sont pas attirants, explique Mme Surprenant. Le monde qui se plaint que les chats vont chez eux faire du marquage et que ça sent mauvais, ce n’est pas ceux-là».

Il est facile selon Isabelle Aubertin de participer à cet effort. Il s’agit de se procurer gratuitement (moyenne un dépôt remboursable de 100$) une cage-trappe à la SPCA et d’amener les chats capturés pour la stérilisation.

«Quand ce n’est pas fait, il y a des batailles de mâles et ça fait de bruit la nuit c’est l’enfer. En plus tu as des chantons à en plus finir», témoigne Mme Aubertin.

Le CSRM, lancé en 2010, a permis de stériliser près de 7000 chats de rue et éviter ainsi des milliers de portées. Toutefois, il faut se renseigner puisqu’il n’est pas disponible partout. Cette année, 17 villes liées et arrondissements participent au programme fait savoir la coordonnatrice des services à la collectivité de la SPCA, Jade Marcoux.

Selon elle, il y a encore beaucoup d’incompréhension de la part des dirigeants et élus municipaux par rapport à l’importance de bien s’occuper de nos animaux en ville.