Île-des-Sœurs
11:46 16 janvier 2020

Priorité éducation pour Isabelle Melançon

Priorité éducation pour Isabelle Melançon
Photo: IDS/Verdun-Hebdo - ArchivesIsabelle Melançon invitera les Verdunois à l’accompagner à Québec afin qu’ils fassent valoir leurs points de vue à l’Assemblée nationale.

La députée Isabelle Melançon compte faire de l’éducation une priorité au cours de la prochaine année. Entre autres, elle a l’intention de faire avancer le dossier d’une troisième école à L’Île-des-Sœurs.

Il semble que le projet stagne depuis juin, alors que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’était engagé à réserver un terrain pour la future école.

«Je veux que ça avance. J’avais donné des sommes d’argent pour la faisabilité et ce 2 M$ n’est même pas décaissé», affirme Mme Melançon, faisant référence à la période où les Libéraux étaient au pouvoir.

D’autre part, elle préférerait moderniser les commissions scolaires plutôt que de les abolir. «[À Verdun], on est malheureusement les pires au Québec dans ceux qui abandonnent l’école avant la fin de leur parcours, raconte la députée. Je veux me concentrer là-dessus avant de rentrer dans le projet de loi 40.»

Changer la structure n’aide en rien la réussite scolaire selon Mme Melançon. Elle préférerait des projets plus de concrets, comme améliorer les cours d’école. «Je veux avoir des vrais retombés pour les jeunes à Verdun, qui ont le goût d’avoir de nouveaux programmes. C’est à ça que j’ai envie de travailler», dit-elle.

Au printemps, la députée invitera les jeunes à l’Assemblée nationale pour assister à la période de questions. L’activité «Verdun sur la Colline» servira à faire connaître les besoins de la communauté de l’arrondissement.

«Ce n’est pas parce qu’on est plus au gouvernement à Verdun qu’on ne se fera pas entendre», affirme Mme Melançon.

Culture et communications

En ce qui concerne les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), Isabelle Melançon en fait son cheval de bataille en tant que porte-parole en matière de culture et de communications.

«Ils ne paient pas de taxe ni d’impôt, et en plus, ils volent les droits d’auteurs des journalistes et aussi [des musiciens et des réalisateurs]», s’indigne-t-elle.

Netflix paie pour sa part la TVQ depuis un an. L’entrée d’argent serait trois fois plus importante que ce qui avait été estimé au départ. «On parle de 63 M$ dans les coffres de l’État cette année», indique la députée.

Mme Melançon croit que cette somme devrait être placée dans le fonds dédié à la culture et aux communications.