Île-des-Sœurs
06:23 5 juin 2020 | mise à jour le: 5 juin 2020 à 06:23 temps de lecture: 4 minutes

Un été incertain pour les crèmeries du quartier

Un été incertain pour les crèmeries du quartier
Photo: IDS/Verdun-Hebdo - Katrine DesautelsLes crèmeries ont ouvert leurs portes depuis environ un mois.

Depuis quelques semaines, les Verdunois peuvent profiter d’un cornet de crème glacée, puisque les crèmeries du quartier ont ouvert leur porte. Certains propriétaires croient que l’achalandage sera au rendez-vous cet été alors que d’autres estiment plutôt qu’ils seront moins occupés.

Le propriétaire du Bar Laitier Wellington, Skyanol Shan, remarque déjà que les clients dans son commerce sont moins nombreux. «On n’est pas aussi occupé que les autres années, mais je m’attendais à beaucoup plus tranquille», dit-il. 

Depuis l’ouverture, il comptabilise seulement une ou deux journées qui ont été moins achalandées. «Je pense que les gens sont tannés d’être confinés», souligne-t-il. 

Le propriétaire accueille favorablement le projet de piétonnisation de la rue Wellington. «C’est sûr que ça va nous aider», mentionne ce dernier.

Température 

La crèmerie installée sur la Wellington depuis 12 ans ouvre habituellement à l’occasion du festival Cabane Panache qui a lieu à la mi-mars, mais qui a dû être annulé cette année.

«Habituellement, les festivals ça nous aide beaucoup, comme Cabane Panache, le Festival de Jazz et les ventes trottoirs aussi», soutient M. Shan. 

Toutefois, il souligne que cette année la température n’était pas au rendez-vous. Même sans la pandémie, il croit qu’il serait resté fermé au mois d’avril.

«Il faut qu’il y ait un roulement des produits sinon ce n’est pas bon», explique-t-il. 

La Crèmerie Wellington s’est dotée d’indications au sol pour que les gens respectent la distanciation physique. À l’intérieur du commerce, il y a une station pour se désinfecter les mains et un plexiglas au comptoir.

«Les gens sont respectueux des règlements et se tiennent à distance», constate M. Shan. 

De plus, lorsque les employés préparent les produits glacés, ceux-ci sont servis dans un support à cornet, ce qui évite tout contact. 

Parc 

C’est une autre histoire pour la Crèmerie Verdun qui se situe dans le parc Monseigneur-J.-A.-Richard en bordure des berges.

«C’est exceptionnel, lance le propriétaire Martin Bernier. Ça se passe mieux que les autres années pour nous. C’est comme un samedi tous les jours.»

Plus de personnes fréquentent le parc cette année, ce qui a attiré plus de gens à la crèmerie. Toutefois, M. Bernier s’attend à ce que les clients aillent maintenant aux crèmeries des artères commerciales, puisqu’ils peuvent y faire leurs emplettes.

«La crème glacée c’est un produit impulsif, donc le plus souvent les gens passent et ils veulent consommer à ce moment-là», soulève-t-il.

Le propriétaire remarque aussi que la clientèle respecte les mesures de distanciation et ce dernier les sert derrière un plexiglas. De plus, la crèmerie qui auparavant n’acceptait que l’argent comptant s’est dotée d’une machine qui accepte les cartes bancaires afin d’éviter le plus possible les contacts.

Martin Bernier est également propriétaire du restaurant Crescendo qui a dû fermer ses portes, il y a maintenant presque trois mois. L’entrepreneur s’est demandé au cours des dernières années s’il devait fermer la crèmerie qu’il a ouverte il y a une quinzaine d’années.

Alors que le restaurant Crescendo maintenait la crèmerie en vie, les rôles sont aujourd’hui inversés. Celle-ci constitue désormais sa seule source de revenus. La Crèmerie Verdun servira des cornets aux passants pour encore un bon moment. 

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