Île-des-Sœurs
08:00 11 octobre 2020 | mise à jour le: 9 octobre 2020 à 16:22 temps de lecture: 2 minutes

Restaurant Beba, sauvé par les plats pour emporter

Restaurant Beba, sauvé par les plats pour emporter
Photo: Katrine Desautels

Le restaurant Beba d’inspiration argentine a ouvert ses portes sur la rue Éthel, à Verdun, il y a un peu plus d’un an. Les propriétaires Ariel et Pablo Schor ont dû commencer à faire des plats pour emporter afin de survivre à la crise.

La cuisine argentine est un mélange des cultures espagnoles et italiennes, influencée par l’immigration, explique Ariel Schor. «Montréal me rappelle un peu l’Argentine, dit-il. Les gens mangent tard et c’est une expérience très vibrante, peu importe où l’on va souper. Je suis très fier de préparer la nourriture avec laquelle j’ai grandi.»

D’ailleurs, le nom Beba est un clin d’œil au surnom de leur grand-mère.

Les frères Schor sont ravis de la réponse des Verdunois à leur formule pour emporter. À l’époque de la salle à manger, ils composaient environ la moitié des clients. Maintenant, ils estiment que plus de 80% sont des résidents du quartier.

«Ça nous rend vraiment contents d’avoir ouvert ici et d’avoir tout ce support», affirme le restaurateur.

Adaptation

Avant la pandémie, comme plusieurs, le restaurant argentin n’avait jamais fait de plats pour emporter. Même si le menu n’a pas été si difficile à adapter, il a tout de même fallu mettre les bouchées doubles pour la production.

L’un des meilleurs vendeurs de la maison sont les empanadas. Avant la crise sanitaire, les cuisiniers concoctaient chaque semaine un peu plus de 10 douzaines de ces petits chaussons en pâte feuilletés farcis de viande, de poisson ou autres. Le rendement est désormais de 80 douzaines par semaine.

De plus, le restaurant doit revoir à la baisse ses prix puisque l’expérience n’est plus la même. «On met les plats dans un contenant pour emporter. Évidemment, la valeur de la nourriture est moindre et le prix doit descendre aussi», explique Ariel Schor.

Le restaurant Beba doit donc jongler avec les mêmes dépenses qu’avant la crise sanitaire, mais avec moins de revenus.

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