Particulièrement destiné aux téléphones intelligents, il s’agit d’un nettoyeur de cellulaire à l’effigie du Service de police de Montréal, que l’utilisateur appose sur son appareil. En parallèle, son propriétaire inscrit les coordonnées de son appareil sur une fiche format carte de visite qu’il conserve en cas de vol. Avec cette démarche, Mme Mazerolles veut sensibiliser les jeunes à porter plainte au poste de police lorsqu’ils sont victimes de vol. «Quand je leur demande de décrire leur réaction après s’être fait volé un appareil, ils me répondent qu’ils braillent puis qu’ils contactent leur opérateur téléphonique. Le monde n’appelle pas le 911», déplore l’agente.
Un petit sigle qui fait peur
L’objectif de cette action est aussi de retrouver le cellulaire plus facilement et d’en empêcher la vente à a des brocanteurs. Plus qu’un simple gadget le nettoyeur à l’effigie du SPVM permettra de rappeler au voleur que le téléphone est enregistré. Quant aux personnes qui ont le réflexe d’avertir le service de police, elles ne savent pas forcément identifier leur appareil.
«Des iPhones noirs volés il y en a des milliers », rappelle Mme Mazerolles.
Un projet grand public
Jusqu’en septembre les premiers à recevoir «le Projet sans fil» sont les élèves des établissements Henri-Julien, Lucien-Pagé et Georges-Vanier. Le nettoyeur sera ensuite distribué dans des polyvalentes situées autour de quatre stations de métro identifiées comme «problématiques» à Montréal.
Et le grand public pourra en recevoir dès la rentrée. Les usagers du métro sont en effet la cible finale du SPVM.
«Rien n’est fait en matière de prévention. On veut aussi rappeler aux gens que lorsqu’ils envoient des textes, ils sont dans leur bulle. Ils doivent être vigilants lorsque plusieurs personnes se rapprochent d’eux et qu’il a beaucoup de monde dans le métro», souligne Mme Mazerolles.
Sans dévoiler les détails de la méthode de distribution, elle promet une «nouvelle méthode flambant neuve et écœurante afin de prendre le temps de sensibiliser la population dans le métro.»
Le «Projet sans fil» a été édité à 6 000 exemplaires.