Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

Bilan de l’année dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

Les douze derniers mois ont été particulièrement fertiles en actualité dans l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. Avant d’entamer pleinement 2016, voici un résumé non exhaustif des moments les plus marquants de 2015 et les sujets sur lesquels vous avez le plus cliqué.

Le sauvetage in extremis de la Fête nationale à Villeray
En mars 2015, le Progrès annonçait que la Fête nationale de quartier pourrait être annulée, faute de financement.

La météo des précédentes années avait eu un impact sur les revenus. Avec la pluie, l’achalandage était en baisse, tout comme les profits générés par la vente de bière, qui correspond au tiers des revenus de la fête. Les organisateurs avaient épongé un déficit de plusieurs milliers de dollars en 2014. Ils étaient alors à la recherche de partenaires et de commandites afin de récolter les 60 000$ nécessaires pour la fête 2015.

«Il y a urgence. Nous devons prendre une décision maintenant. Sans argent et sans support, nous devrons malheureusement tout arrêter», s’attriste Charles Ugo Boucher, membre du Comité des fêtes de Villeray.

Avec l’aide des différents paliers politiques, les organisateurs ont pu finalement organiser cet événement, l’un des plus importants de la métropole.

La fin des subventions pour l’aide au logement
Les histoires de Marie-Andrée Trudeau et de la famille Baril-Gouanvic ont fait réagir beaucoup de lecteurs, cet été. Ceux-ci font partie des 303 ménages de l’arrondissement qui perdront leurs subventions fédérales aidant les gens moins fortunés à se loger, d’ici 2026.

Mme Trudeau, une résidente de la coopérative «Nos Rêves», à Parc-Extension, ne peut plus travailler à la suite d’une grave maladie. «Sans cette aide financière, je devrais cesser mes traitements médicaux. Je ne pourrais plus me payer certains médicaments et soins de santé», anticipe Mme Trudeau, souffrant, entre autres, de fibromyalgie.

Pour la famille Baril-Gouanvic, cette aide financière lui avait permis de passer à travers de dures épreuves, dont la mort de leur fille aînée.

«Ça n’a pas été facile. Nous étions dans un moment de reconstruction. J’avais un emploi précaire et mon conjoint n’avait pas d’emploi, car il s’occupait de notre aînée. Nous avions également dû interrompre nos études pour subvenir aux besoins de notre famille», raconte Mélanie Baril.

Cette aide financière a permis aux parents de retourner aux études et par la suite de se trouver des emplois intéressants et stables.

Une dame évincée
Après avoir vécu 53 ans au 8345, rue Saint-Denis, Yvette Lambert a été évincée de son logement, car le nouveau propriétaire de l’immeuble voulait y effectuer des travaux.

Cette octogénaire a partagé ses souvenirs de vie et du quartier avec le Progrès, notamment l’arrivée du métro de Montréal et la disparition du tramway ainsi que sa rencontre avec l’ancien premier ministre René Lévesque.

La Place de Castelnau
Le projet de piétonnisation partielle de la rue de Castelnau, baptisé la Place de Castelnau, a fait couler beaucoup d’encre cette année. L’arrondissement a effectué des séances d’informations et des consultations publiques afin de récolter les commentaires des citoyens, qui étaient très ambivalents sur le sujet. Plusieurs résidents limitrophes contestaient l’arrivée du projet alors que d’autres le félicitaient. Plusieurs citoyens se sont également présentés au conseil d’arrondissement pour le dénoncer.

Les retraits du double sens et de places de stationnement ont fait beaucoup réagir, tout comme la peinture présente sur les trottoirs. Inauguré en juin, 356 945 personnes ont circulé sur la Place de Castelnau du 8 juillet au 5 octobre, dont une moyenne de 4427 passages de piétons par jour de semaine.

Cet automne, l’arrondissement a rencontré des citoyens afin de récolter leurs commentaires sur la première année du projet pilote. Des modifications seront apportées l’année prochaine afin de le rendre permanent en 2017.

La fermeture temporaire du Miss Villeray

La fermeture temporaire du Miss Villeray, au printemps dernier, a fait beaucoup réagir, notamment sur les réseaux sociaux.

À la suite de la suspension de son permis d’alcool, le bar de la rue Villeray avait cessé ses activités.

La Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) avait interrompu le permis d’alcool du bar pour une durée de 10 jours, car «le Miss Villeray aurait exercé un mauvais contrôle sur sa clientèle bruyante à l’extérieur de son bar».

«Des voisins d’en face se plaignent que les gens parlent trop fort lorsqu’ils vont fumer ou lorsqu’ils quittent notre établissement. Toutefois, la population bruyante n’est pas toujours originaire du Miss Villeray», soulève le propriétaire de l’entreprise, Alain Bourgeois.

L’entreprise a profité de la suspension pour fermer l’endroit et y effectuer des réparations. Quelques jours après sa réouverture, elle a inauguré sa nouvelle terrasse.

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