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Moscou accuse Washington de diviser la Syrie

Rédaction - The Associated Press

MOSCOU — Dans une déclaration faite samedi, le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov, accuse les États-Unis d’essayer de diviser la Syrie.

Lors d’une rencontre avec ses homologues d’Iran et de Turquie, M. Lavrov a affirmé que la récente offensive de missiles en Syrie avait «sérieusement aggravé la situation». Il a ajouté que le discours américain soutenant l’intégrité du territoire syrien n’est «que des mots qui, apparemment, couvrent des plans pour redessiner le Moyen-Orient et morceler la Syrie».

Sergueï Lavrov a rencontré les ministres des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif d’Iran et Mevlut Cavusoglu de Turquie. La Russie, l’Iran et la Turquis sont les trois États garants du soi-disant «processus de paix d’Astana» qui vise à mettre fin au conflit armé en Syrie.

Les trois États ont notamment convenu d’augmenter les ressources d’aide humanitaire sur le terrain.

Plusieurs organismes internationaux ont dénoncé à répétition les gestes posés par le gouvernement syrien, très proche de Moscou et de Téhéran, pour empêcher l’aide humanitaire d’atteindre les régions assiégées ou contrôlées par les rebelles.

Sergueï Lavrov a réitéré la position de la Russie qui considère que la présumée attaque chimique dans la ville de Douma au début du mois n’est qu’un «faux prétexte» pour justifier l’attaque de missiles menée par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.

De son côté, le ministre turque Mevlut Cavusoglu a critiqué les États-Unis pour le soutien accordé aux milices kurdes en Syrie. Ces combattants ont joué un rôle essentiel pour repousser Daech (groupe armé État islamique) et ils contrôlent désormais une partie du nord-est et de l’est de la Syrie.

Pour les Turques, ces combattants kurdes sont le prolongement de l’insurrection kurde qui fait rage dans le sud-est du pays.

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