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Féminicides au Brésil: plus de 700 arrestations

In this Nov. 19, 2015 photo, Brazilian police officers take part in a security drill in preparation for the Rio 2016 Olympics, in Rio de Janeiro, Brazil. A government watchdog says "flaws" in Brazil's border security are a "big concern" heading toward the Summer Olympic Games. Augusto Nardes, speaking at a news conference organized by Brazil's Justice Ministry, Wednesday, Nov. 25, 2015, says Brazil's police and military need better ways to control the country's 17,000 kilometer-long (10,500-mile) border, which touches 10 countries and runs through remote areas of the Amazon jungle. (AP Photo/Silvia Izquierdo

Plus de 700 personnes suspectées d’avoir commis ou planifié des homicides, en grande partie des féminicides, ont été arrêtées vendredi dans tout le Brésil, dans le cadre d’une opération nationale de lutte contres les violences faites aux femmes.

Quelque 5 000 policiers participent au dispositif «Cronos» lancé en juillet, et le nombre d’arrestations pourrait atteindre un millier dans la seule journée de vendredi, a annoncé le ministère de la Sécurité publique.

A la mi-journée, 643 adultes et 61 adolescents avaient été arrêtés et une trentaine d’armes saisies dans 17 États du Brésil avec la première vague de l’opération à laquelle toutes les unités de la police civile ont participé.

«Ce qui nous importe, c’est la protection de la vie, et surtout de combattre le féminicide, ce crime lâche et inacceptable. Tous (les crimes) le sont, mais certains sont plus graves et répugnants, surtout ceux contre les femmes», a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Raul Jungmann, lors d’une conférence de presse à Brasilia.

Le Brésil a battu en 2017 un sinistre record, avec 63.880 homicides, ou sept par heure, selon l’ONG Forum de Sécurité publique. Sur ce total, 4 539 étaient des femmes, dont 1 133 victimes de féminicide, c’est à dire tuées en raison de leur condition féminine.

Un femme sur trois de plus de 16 ans au Brésil a déclaré avoir été au moins une fois victime de violence physique, verbale ou psychologique au cours de l’année écoulée, selon une étude de l’institut Datafolha publiée en 2017.

D’une ampleur inhabituelle, l’opération de vendredi a été lancée à un mois et demi des élections générales pour lesquelles le thème de l’insécurité dans le pays sera central.

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