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11:27 22 mai 2020 | mise à jour le: 22 mai 2020 à 15:25

Polémique entre Rome et les banques sur les aides aux entreprises

Polémique entre Rome et les banques sur les aides aux entreprises
Photo: Vittorio Zunino Celotto/Getty ImagesLe chef du gouvernement italien Giuseppe Conte

Une polémique fait rage en Italie sur les aides aux entreprises, le gouvernement accusant les banques de ne pas agir assez rapidement pour les soutenir alors qu’elles sont fragilisées par l’épidémie de coronavirus, ce que contestent les établissements financiers.

«Le système bancaire, même s’il offre sa collaboration, peut et doit faire plus», a lancé jeudi le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte, devant la Chambre des députés.

Dans le cadre d’un plan de soutien à l’économie italienne durement affectée par la pandémie, le gouvernement a mis en place un système de garanties publiques sur les prêts accordés aux entreprises par les banques.

L’objectif est de faciliter leur délivrance et d’éviter ainsi une multiplication des faillites, alors que le tissu économique de la péninsule est composée majoritairement de petites et moyennes entreprises.

Alors que le pays, très durement touché par l’épidémie de COVID-19 qui a fait plus de 32 000 mots en trois mois, accélère son déconfinement, de nombreux commerces et magasins, en théorie autorisés à réouvrir depuis lundi dernier, sont ainsi restés porte close pour protester contre l’insuffisance et la lenteur des aides financières.

M. Conte a demandé «une accélération» des procédures, en rappelant la possibilité pour les entreprises d’obtenir des prêts garantis par l’État jusqu’à 25 000 euros. Mais selon de «nombreux signalements (…) dans la majeure partie des cas cela ne se produit pas», a-t-il regretté.

Mais les banques ont rejeté vendredi cette critique.

«Je ne veux pas faire de polémique avec le chef du gouvernement, M. Conte (…): nous sommes face à un incendie et moi je continue à porter de l’eau pour l’éteindre», a souligné le président de l’Association bancaire italienne (Abi) Antonio Patuelli, dans un entretien à La Stampa.

L’Abi a publié également un communiqué pour se défendre, où elle évoque le «travail colossal» réalisé par les banques.

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