BEYROUTH — L’Arabie saoudite a suspendu vendredi deux ententes militaires d’une valeur globale de 4 milliards $ US avec le Liban. Riyad cherche ainsi à punir Beyrouth, après que les dirigeants libanais se soient rangés derrière l’Iran dans la querelle qui oppose les deux puissances régionales.
Le Liban est profondément divisé quant à la manière appropriée de gérer la guerre civile qui fait rage en Syrie voisine.
La première entente, d’une durée de quatre ans et d’une valeur de 3 milliards $ US, prévoyait l’achat d’armes françaises pour le Liban par l’Arabie saoudite. Le Liban a déjà reçu, l’an dernier, des missiles antichar Milan sophistiqués.
La deuxième entente, d’une valeur de 1 milliard $ US, visait à appuyer la police libanaise.
La décision a été prise après que le ministre libanais des Affaires étrangères, Gibran Bassil, ait refusé d’appuyer deux résolutions saoudiennes contre l’Iran lors de rencontres récentes des ministres arabes et musulmans des Affaires étrangères.
M. Bassil est le président d’une formation politique de droite qui compte parmi les principaux alliés du groupe libanais Hezbollah, qui est appuyé par l’Iran.
Riyadh a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran plus tôt cette année, après que des manifestants aient attaqué des intérêts diplomatiques saoudiens en Iran.
L’Arabie saoudite avait précédemment exécuté un important leader religieux chiite.
L’armée libanaise est traditionnellement équipée par les États-Unis et la France, mais elle est généralement perçue comme étant plus faible que le Hezbollah.