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Belgique: un vendeur dit à des voleurs de «revenir plus tard», ce qu’ils font

Belgique: un vendeur dit à des voleurs de «revenir plus tard», ce qu’ils font
Photo by: Fournie par RTL Info

L’histoire de six braqueurs belges un peu trop naïfs a fait beaucoup réagir sur la toile, jeudi. Les deux hommes, qui tentaient d’effectuer un vol dans un magasin de cigarettes électroniques, ont été priés de revenir «un peu plus tard» pour récupérer une plus grande somme d’argent … ce qu’ils ont fait.

L’incident s’est produit à Montignies-sur-Sambre, dans la région de Charleroi, en Belgique. Voulant récupérer le contenu de la caisse, des hommes armés à la taille entrent dans le commerce de Didier, un vendeur de cigarettes électroniques, et commencent à s’emparer de boîtes.

Voyant qu’il n’avait pas devant lui des braqueurs ordinaires, le commerçant décide de leur demander de revenir plus tard. «Tu vas me prendre 1 000 balles, si tu reviens le soir, tu vas peut-être me prendre plus», dit-il aux deux voleurs. Et coup de théâtre: sa tentative pour le moins ironique fonctionne.

«Je leur [ai] dit que c’est à 18h30 qu’il faut me braquer», a ajouté le vendeur dans une entrevue donnée à RTL Info, relayée dans plusieurs autres médias français.

Une fois que le groupe de voleurs a quitté sa boutique, Didier communique immédiatement avec la police locale. Au bout du fil, celle-ci peine à croire que les six malfaiteurs reviendront sur les lieux du crime. «Je ne suis pas tombé sur des lumières», assure alors Didier aux autorités.

Vers 18h30, quand les malfaiteurs reviennent dans le magasin – pour la troisième fois de la journée, faut-il préciser – la police est déjà sur les lieux. Cinq personnes sont alors arrêtées, dont une d’entre elles qui est mineure.

En fin de journée, jeudi, le procureur de la région de Charleroi, Vincent Fiasse, a toutefois souligné que l’histoire insolite aurait très bien pu tourner au vinaigre. «On peut très bien avoir une scène de ce genre-là qui dégénère avec une prise d’otage», a-t-il avancé. Dans ce cas-ci, force est d’admettre que nul n’a été blessé ou traumatisé dans ce braquage très peu élaboré.

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