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Un paysan chinois qui rêvait de piloter un avion finit par en construire un

Un paysan chinois qui rêvait de piloter un avion finit par en construire un
Photo by: AFPThis aerial photo taken on October 25, 2018 shows people working on a full-size replica of an Airbus A320 passenger aircraft in Kaiyuan, China's northeastern Liaoning province. - Zhu Yue, a Chinese farmer and aviation enthusiast since childhood, had spent over 800,000 RMB (115,000 USD) on building the homemade aircraft replica, according to local media. (Photo by STR / AFP) / China OUT

Un paysan chinois passionné d’aviation depuis l’enfance rêvait de piloter un avion mais désespérait de jamais y parvenir: il s’est décidé à construire lui-même son propre aéroplane, au milieu des champs.

Zhu Yue a presque terminé sa réplique grandeur nature d’un Airbus A320, garée sur un petit bout de tarmac cerné de champs de blé dans le nord-est de la Chine.

M. Zhu, qui n’a pas achevé ses études secondaires, a débuté en cultivant de l’ail et des oignons puis travaillé comme soudeur dans une usine de la petite ville de Kaiyuan. L’an dernier, il a compris qu’il risquait bien de ne jamais pouvoir concrétiser son rêve de piloter un avion.

«J’ai atteint le milieu de ma vie et j’ai réalisé que je ne pourrai pas acheter d’avion, mais que je pouvais en construire un», explique-t-il à l’AFP.

Son projet a englouti toutes ses économies, plus de 2,6 millions de yuans (374 000 dollars).

Il s’est inspiré d’une réplique d’un Airbus A320 de la taille d’un jouet, au 1/80ème. S’appuyant sur des photos trouvées sur internet, il étudie les dimensions et parvient, moyennant quelques erreurs, à fabriquer en taille réelle le fuselage, les ailes, le cockpit, les moteurs et la queue. Au total, il utilise 60 tonnes d’acier.

Il se fait aider par cinq autres paysans, également fanatiques d’aviation: «d’un côté, ils gagnent de l’argent, de l’autre ils réalisent un rêve et accomplissent quelque chose», oberve M. Zhu.

Son Airbus artisanal, qu’il vient d’agrémenter d’un cockpit-maison équipé de répliques d’instruments de navigation et d’une passerelle pour grimper à bord, n’est en fait pas destiné à voler. M. Zhu a décidé d’en faire un restaurant.

«Nous installerons un tapis rouge pour que chaque convive se sente comme un chef d’État», explique-t-il.

À bord, au lieu des 156 sièges habituels ont été installés 36 sièges de première classe pour les clients. M. Zhu ne sait pas encore s’il leur servira des hamburgers avec des frites ou de la nourriture chinoise, mais il espère bien que son avion sera bientôt rempli de passagers affamés.

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