Benoit Charette

Toyota C-HR : Utilitaire de ville

Toyota C-HR : Utilitaire de ville

Le Toyota C-HR fait partie de cette nouvelle race de véhicules citadins qui ont les apparences d’un utilitaire, mais aucune de ses fonctionnalités. Il offre peu d’espace, n’est disponible qu’en deux roues motrices et ne vous permet pas d’aller plus loin qu’un chemin asphalté.

Le modèle C-HR a été conçu pour la division Scion et est arrivé sur le marché au moment où Toyota abandonnait cette division. C’est ce qui explique le style décalé du modèle.

La génération 2019 du C-HR propose de nouvelles fonctionnalités de série, notamment un dégivreur de pare-brise, le système d’infodivertissement Entune 3.0 de Toyota (qui prend désormais en charge la plateforme d’intégration Android Auto et Apple Carplay) et un écran tactile plus grand de 8 pouces.

Mécanique sans éclat

Le modèle C-HR est le genre de véhicule que l’on aime ou que l’on déteste. Une chose est certaine, Toyota a priorisé la forme plutôt que la fonction. L’accès aux places arrière est difficile et il faut pencher le cou pour trouver une position assise convenable. Point de vue mécanique, le Toyota C-HR se compare aux autres concurrents de la catégorie comme le Chevrolet Trax, le Honda HR-V, le Hyundai Kona ou le Mazda CX-3. Son moteur 4 cylindres de 2,0 litres offre une puissance de 144 chevaux  et un couple de 139 lb-pi, qui sont envoyés aux roues avant (il n’y a pas d’option 4 roues motrices) via une transmission à variation continue (CVT). À l’exception de la ligne de toit étriquée à l’arrière, l’espace habitable est convenable pour un véhicule de ce format.

Comme une Corolla

Le modèle C-HR est construit sur une plateforme rigide avec un centre de gravité abaissé. On se retrouve donc au volant d’une voiture qui a l’air d’un petit utilitaire. Les configurations de suspensions (McPherson à l’avant et double bras triangulé à l’arrière) sont similaires à celles des berlines comme la Corolla. La conduite du C-HR est donc précise et son petit format lui permet de se faufiler partout en ville. La boîte de transmission CVT munie de simulateurs de changement de rapports est en adéquation avec le moteur qui reste très silencieux. Les amateurs de tenue de route un peu plus sportive peuvent choisir des roues de 18 pouces qui viennent en option.

Le Toyota C-HR, malgré l’absence de rouage intégral, demeure intéressant. La ligne unique du style constitue assurément un risque, car des modèles aussi décalés ont tendance à se démoder rapidement. Toutefois, comme tous les produits Toyota, la fiabilité ne pose aucun problème et la valeur de revente reste bonne. Mais pour connaître un réel succès, Toyota devra trouver une façon d’offrir quatre roues motrices. La consommation de carburant est de 8,7 / 7,5 L aux100 km (ville/autoroute).

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