Cinéma

Fantasia 2012: For Love’s Sake, The Ambassador et autres critiques

Fantasia 2012: For Love’s Sake, The Ambassador et autres critiques
Photo by: XYZ Films

Comme le veut la coutume, il y avait beaucoup d’affluence pour ce premier week-end fantasiaesque. Voici mes commentaires sur les cinq films vus au cours des premiers jours du festival.

For Love’s Sake (Takashi Miike) : Le toujours déjanté et survolté Takashi Miike livre un agréable hommage/pastiche à West Side Story et aux mélodrames japonais des années 1970 avec ce nouveau film présenté en ouverture du festival. Rempli de bagarres, de chansons et de trouvailles visuelles, For Love’s Sake souffre tout de même de quelques longueurs et d’un rythme inégal.

Cote : *** sur 5

The Ambassador (Mads Brügger) : Le journaliste et réalisateur danois Mads Brügger se glisse dans la peau d’un diplomate en mission en Afrique dans ce documentaire audacieux. Si le réalisateur y expose, parfois avec humour, l’énorme degré de corruption qui règne dans la République centrafricaine, son film demeure un exercice de style un peu vain qui tourne en rond et se termine en queue de poisson.

Cote : **1/2 sur 5

Cold Steel (David Wu) : Quelques fusillades élèvent de la médiocrité ce drame de guerre mélodramatique et poussif à l’humour involontaire. Jadis un monteur fort talentueux (Gunmen, The Killer et bien d’autres), David Wu déçoit avec ce retour à la réalisation après une absence de 17 ans.

Cote : ** sur 5

Sushi Girl (Kern Saxton) : Fortement influencé par l’univers de Quentin Tarantino, Sushi Girl se présente comme une relecture de Reservoir Dogs à la sauce torture porn et avec un twist final similaire à celui du film français À l’intérieur. Ceci étant dit, ce huis-clos stylisé, très violent et (trop) bavard est plutôt bien construit et offre l’occasion à quelques comédiens (Tony «Candyman» Todd n’a jamais été aussi calme et menaçant en même temps) de se distinguer.

Cote: **1/2 sur 5

Dead Sushi (Noboru Iguchi) : Comme son titre l’indique, cette comédie d’horreur loufoque et nonsensique se veut un divertissement tout aussi idiot que juvénile. C’est une authentique série Z assumée et bâclée (les effets spéciaux rudimentaires laissent cruellement à désirer)  qui ne se prend jamais au sérieux. Vendu d’avance, le public a semblé adorer l’expérience.

Cote: **1/2 sur 5

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