Le Sportnographe

Le rêve est encore en vie à Québec

Le rêve est encore en vie à Québec
Photo: Getty ImagesOTTAWA, ON - DECEMBER 6: Andrew Shaw #65 of the Montreal Canadiens celebrates his second period goal against the Ottawa Senators with teammate Jonathan Drouin #92 at Canadian Tire Centre on December 6, 2018 in Ottawa, Ontario, Canada. (Photo by Jana Chytilova/Freestyle Photography/Getty Images)

Avec l’annonce officielle de l’arrivée de Seattle, les espoirs de Québec sont encore une fois déçus.

Vu de Montréal, on pourrait penser que l’idée de ramener les Nordiques à Québec est passée date en raison 
du prometteur début de saison de Canadien qui, vraisemblablement, se transformera en décennie glorieuse. Plus besoin des Nordiques pour motiver les troupes puisque les troupes sont déjà 
motivées.

Pourtant, le retour des Nordiques reste primordial pour éviter que ne s’enveniment les tensions entre les deux principales villes du Québec (si on exclut Laval). C’est que Québec est sur le point de construire un troisième lien inutile, qui s’ajouterait à son amphithéâtre inutile, et les moqueries envers la Capitale nationale ne feront que s’accentuer si on ne parvient pas à mettre quelque chose d’autre que Metallica dans ledit amphithéâtre.

«Revenir à la base, c’est ce qui est de meilleur à faire. Faut pas essayer de chercher des couleuvres où y’en a pas, midi à quatorze heure.» – Mario Tremblay

Le rêve du retour de la «Ligne» nationale n’est pas éteint, mais il conviendrait peut-être de trouver une alternative en attendant que les Panthères ou les Coyotes, qui sont en voie d’extinction, ne disparaissent. Surtout que, dans toute cette histoire, Québec est le dindon de la farce qui sert de levier de négociation à Gary Bettman. Les Dindons de Québec, voilà un nom d’équipe pas très menaçant.

Il est, entre autres, question d’une expansion de la KHL en Amérique du Nord. Québec pourrait faire partie d’une division composée de quatre équipes qui iraient de temps en temps jouer un match en Sibérie. Ce n’est pas pire que d’aller jouer un match à Ottawa.

Tant qu’à se faire niaiser par la LNH, pourquoi ne pas s’associer aux Russes? C’est ce que Donald Trump a fait, et regardez où ça l’a mené. On verrait ainsi débarquer les plus grandes stars du hockey russe, comme David Desharnais, Maxime Talbot et Éric Gélinas. On pourrait surtout revoir à l’œuvre les frères Kostitsyn. Il y a là de quoi rêver…